La production de VP en France n’est pas revenue aux niveaux d’avant-Covid
- Le volume de production de voitures particulières en France n’a pas du tout retrouvé ses niveaux d’avant-Covid puisque ce volume stagne autour de 1 million d’unités depuis 2020, alors qu’il dépassait les 3 millions d’unités entre 2001 et 2005.
 
- Principal responsable de cette chute de la production automobile en France, le processus des délocalisations, c’est-à-dire le transfert de la production de plusieurs modèles de France vers l’étranger, notamment vers l’Espagne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et la Turquie et le Maroc. Ces délocalisations se sont accompagnées de fermetures d’usines en France, comme Aulnay, Flins, Romorantin et bientôt Poissy. On note aussi l’arrêt de production de Smart dans l’Est de la France.
 
- Les constructeurs qui ont pâti de cette chute (et en même temps provoqué) sont le groupe Stellantis et le groupe Renault.
 
- Le groupe Stellantis a vu passer son volume de production de voitures particulières en France de 1,8 million d’unités en 2005 à 1,2 million en 2010, 1,0 million en 2019 et 0,5 million en 2025. En 2026, deux usines du groupe sont menacées de fermeture : Rennes qui pourrait être sauvé par un constructeur chinois (Dongfeng) et Poissy qui pourrait fermer définitivement en 2028.
 
- Le groupe Renault a vu pour sa part passer son volume de production de voitures particulières en France de 1,0 million d’unités en 2005 à 0,5 million en 2010 et 0,25 million en 2025.
 
- En règle générale, Stellantis et Renault privilégient la production en France des VUL (véhicules utilitaires légers) plutôt que les VP. C’est la raison pour laquelle la France est le plus grand pays producteur européen de VUL.
 
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