L’usine Tesla de Fremont a produit 3,56 millions de voitures électriques depuis 2012
L’usine NUMMI (New United Motor Manufacturing Inc.) située à Fremont, en Californie, était le fruit des accords entre le groupe GM et le groupe Toyota qui avaient décidé au début des années 80 de produire des véhicules en commun dans cette usine. C’est en 1984 que cette usine a démarré son activité d’assemblage de véhicules.
 
Auparavant, cette usine de Fremont avait appartenu en totalité au groupe GM, mais elle avait connu beaucoup de problèmes et avait du être fermée en 1982. 
 
Le souhait de Ronald Reagan, devenu président des Etats-Unis en janvier 1981, de relancer l’industrie automobile américaine sur de nouvelles bases avec l’aide des constructeurs japonais, avec la possibilité de créer des coentreprises avec eux et d’inciter les Japonais à construire leurs voitures compactes sur le sol américain, avait amené les Big Three (GM, Ford, Chrysler) à entamer des négociations avec eux dès les années 1982-1984 (GM avec Toyota et Suzuki, Ford avec Mazda, Chrysler avec Mitsubishi).
 
L’usine NUMMI créée sur de nouvelles bases (intégrant le système de production Toyota ainsi que de nouvelles lignes d’assemblage) est née en 1984 de négociations entre GM et Toyota. Cette expérience dura jusqu’en 2010, date à laquelle les groupes GM et Toyota poursuivirent leur chemin indépendamment l’un de l’autre. L’usine de Fremont ferma donc une seconde fois en 2010, avant que Tesla ne la rachète peu de temps après. La production des voitures électriques Tesla commence en 2012. A fin septembre 2024, le volume cumulé s’établit de 3,56 millions de véhicules Tesla fabriqués dans cette usine, dont 1,76 million de Model 3, 1,06 million de Model Y, 480 000 Model S et 265 000 Model X.
Le nouveau Suzuki Vitara 100% électrique sera produit en Inde
Le constructeur japonais Suzuki, allié au groupe Toyota (Toyota-Lexus-Daihatsu-Hino) par un protocole d’alliance commerciale signé en 2017, vient de présenter son premier modèle 100% électrique, le e-Vitara qui n’est pas une version électrique du Suzuki Vitara existant. Avec une longueur de 4,28 m et un empattement de 2,70 m, le e-Vitara est 10 cm plus long que le Vitara actuel et dispose d’un empattement plus long de 20 cm, ce qui contribue à offrir plus d'espace intérieur. Le nouveau e-Vitara – qui reste un modèle de segment B – est également plus large, plus haut et beaucoup plus lourd (1 700 kg et même 1 900 kg en transmission intégrale au lieu de 1 250 kg). Le design anguleux du nouveau e-Vitara est totalement nouveau pour la marque. Il s’éloigne du style rondouillard de l’ancien Vitara dont les origines remontent à 2014. Il reprend la philosophie du concept eVX dévoilé en janvier 2023 et s’inspire de la concurrence, comme les Toyota Yaris Cross, Lexus LBX, Kia EV3 ou Ssangyong Tivoli.
 
Le Suzuki e-Vitara repose sur une nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques appelée « Heartect-e », développée conjointement par Suzuki, Toyota et Daihatsu. On verra donc bientôt de nouveaux véhicules dérivés du Suzuki e-Vitara.
 
Le modèle d'entrée de gamme e-Vitara utilisera la batterie LFP de 49 kWh et un moteur électrique monté à l'avant délivrant 142 ch. Cette version offrira près de 320 km d'autonomie selon le cycle WLTP. Le e-Vitara de milieu de gamme utilise une batterie LFP de 61 kWh, ainsi qu’un moteur électrique de 172 ch qui entraîne les roues avant. Le Suzuki haut de gamme quant à lui combine la même batterie avec deux moteurs électriques (un sur chaque essieu) délivrant 181 ch qui entraînent les quatre roues. Cette version offrirait 400 km d’autonomie selon le cycle WLTP.  Le Suzuki e-Vitara sera produit en Inde à partir du printemps 2025.
Mitsubishi relance l’Outlander en Europe
Après avoir annoncé son départ du marché européen, le constructeur japonais Mitsubishi, dont Nissan détient 34% du capital depuis 2016, est revenu sur sa décision en adoptant les carrosseries et les moteurs des Renault Clio et Captur, pour les Mitsubishi Colt et Mitsubishi ASX. Plusieurs autres modèles sur base Renault sont prévus d’ici 2028, comme un rebadging du Renault Scenic E-Tech en 2026 et un rebadging de la Renault R5 E-Tech en 2027. Ces deux modèles seront les premiers 100% électriques de la marque Mitsubishi depuis l’abandon de la I-Miev qui avait donné naissance aux Citroën C-Zero et Peugeot Ion.
 
Deux autres modèles en fin de vie continuent à être commercialisés par Mitsubishi jusqu’à la fin de l’année, il s’agit de la Space Star (berline de segment A/B) et de l’Eclipse Cross (SUV de de segment C). En 2023, sur 41 441 Mitsubishi vendues en Europe (UE + UK + Suisse + Norvège), la Space Star a représenté 23 012 unités, l’ASX 8 432 unités, l’Eclipse Cross 8 244 unités et la Colt 1 662 unités.
 
Pour compléter sa gamme européenne et amplifier le niveau de ses ventes, Mitsubishi a décidé de faire revenir l’Outlander hybride rechargeable sur le marché européen, après son abandon en 2021. L’Outlander est en effet très connu en Europe, pour y avoir été diffusé à 425 000 exemplaires environ depuis 2006 et parce qu’il fut le pionnier des véhicules hybrides rechargeables commercialisé à grande échelle.
 
Le nouveau Outlander, connu au Japon depuis 2020, va donc faire son retour en Europe d’ici la fin de l’année 2024. Celui-ci ne doit rien à Renault, son moteur principal étant un 2,3 litres essence de 136 ch couplé à un moteur électrique de 116 ch à l’avant et un autre à l’arrière, délivrant au total 302 ch répartis sur les quatre roues. Dans ses meilleures années, l’ancien Outlander réalisait 40 000 ventes par an en Europe. Prix estimé du nouveau : 48 000 euros environ.
Inovev prévoit 60 000 unités par an de la Renault 4 E-Tech
Renault a présenté la nouvelle R4 E-Tech 100% électrique au Salon de Paris 2024, dont les lignes évoquant l’ancienne R4 commercialisée dans les années 60 sont plus sages et plus consensuelles que celles du concept-car présenté au Salon de Paris 2022.
 
Basée sur la même plateforme AmpR Small que la Renault R5 E-Tech 100% électrique, la R4 E-Tech se veut plus polyvalente et plus familiale grâce à ses dimensions plus importantes (4,14 m de long contre 3,92 m pour la R5, 1,80 m de large contre 1,77 m et 1,57 m de haut contre 1,50 m) et son coffre plus vaste. Son empattement (2,62 m) est supérieur de 8 cm à celui de la R5 E-Tech, ce qui permet une habitabilité plus vaste. La R4 E-Tech sera plus chère que la R5 puisque son prix devrait avoisiner les 35 000 euros, contre des tarifs annoncés entre 25 000 et 35 000 euros pour l’ensemble de la gamme Renault R5 E-Tech.
 
Les moteurs et les batteries sont identiques sur les deux modèles, à savoir un moteur électrique (dénommé 6AK) dont la puissance de 120 ch ou 150 ch est transmise aux roues avant, avec rotor bobiné sans terres rares et batterie NMC d’une capacité de 40 kWh ou 52 kWh au choix. Ces batteries permettent à la voiture une autonomie mesurée selon la norme WLTP de 300 km ou 400 km selon le choix de la batterie. Des batteries LFP seront sûrement disponibles à partir de 2026 pour ces deux modèles (R4 et R5), selon la nouvelle stratégie batterie de Renault.
 
La Renault R4 E-Tech sera produite sur le site de Maubeuge, aux côtés des Renault Kangoo, Mercedes Citan et Nissan Townstar, et non sur le site de Douai comme les Renault R5 E-Tech, Megane E-Tech et Scenic E-Tech.
 
Inovev prévoit un volume de production de 35 000 unités en 2025 et 80 000 en 2030, soit une moyenne de 60 000 par an. Ces volumes équivalent à 75% / 80% des volumes de production de la Renault R5 E-Tech selon les années.
Cupra complète sa gamme avec les SUV Terramar et Tavascan

La toute jeune marque Cupra (créée en 2018 pour intégrer les véhicules haut de gamme de SEAT), filiale espagnole du groupe Volkswagen (au même titre que Seat qui existe toujours), vient de compléter sa gamme avec deux nouveaux SUV de style différent et de motorisations également différentes, puisque l’un est doté de moteurs thermiques ou hybrides et l’autre d’un moteur 100% électrique.

 
1. Terramar : ce SUV long de 4,52 m reprend la plateforme MQB des SUV Volkswagen Tiguan et Audi Q3. Il est donc doté comme ces deux modèles uniquement de moteurs thermiques et hybrides rechargeables (PHEV) : un 1.5 TSI de 150 ch (110 kW) et un hybride rechargeable 1.5 de 272 ch (200 kW). Il est fabriqué dans l’usine hongroise de Gyor aux côtés de l’Audi Q3. Son style évoque la Cupra Formentor en plus imposant (il est 7 cm plus long et 6 cm plus haut). Il est toutefois plus bas (1,58 m) que ses concurrents directs, ce qui lui donne une allure plus dynamique, à l’image de la marque Cupra. Le Terramar remplacera progressivement l’ancien Seat / Cupra Ateca (long de 4,39 m) dont les origines remontent à 2016. Les prix du Terramar seront de l’ordre de 47 500 à 60 000 euros selon la version. Inovev table sur 50 000 ventes chaque année.
 
2. Tavascan : ce SUV long de 4,64 m reprend la plateforme MEB des Volkswagen ID3, ID4, ID5 et ID7. Il est donc doté uniquement d’un moteur 100% électrique de 286 ch à 340 ch (210 kW à 250 kW). Son positionnement situe le modèle au niveau de la Volkswagen ID5 et du Skoda Enyaq coupé. Le Tavascan est fabriqué en Chine. Son prix est de 47 000 à 65 000 euros selon la version. Inovev table sur 50 000 ventes chaque année.
 
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