GM revoit à la baisse ses objectifs sur l’électrique
Après la fin de la coopération avec Honda concernant la conception, la production et la commercialisation de véhicules 100% électriques, le groupe GM (cinquième constructeur mondial) avait décidé de continuer seul son développement dans le domaine de l’électrique. La plateforme 100% électrique conçue par GM et Honda n’aura donc connu que deux concrétisations chez Honda et six chez GM.
 
Cette plateforme appelée GM BEV3 chez le constructeur américain qui concerne les véhicules de 4,75 m à 5,00 m, devait être épaulée par les plateformes GM BEV2 (véhicules de 4,50 m à 4,75 m) et GM BEV1 (véhicules de 4,25 m à 4,50 m), mais le constructeur a décidé de reporter ces projets à cause du manque de dynamisme des ventes de véhicules 100% électrique qui tendent à stagner un peu partout dans le monde, à l’exception de la Chine.
 
GM abandonne notamment son objectif de produire un million de véhicules électriques en 2025. GM abandonne aussi la marque Ultium qui devait regrouper toutes les activités liées à la technologie électrique (modèles, plateformes et cellules de batteries). GM va ajuster également ses investissements dans le domaine de l’électrique, en raison d’une demande moins forte que prévue, privilégiant les batteries LFP pour la production courante et réservant les batteries NMC à la catégorie Premium (Cadillac).
 
GM n’a vendu que 290 000 BEV en Chine sur les huit premiers mois de 2024 et 60 000 aux Etats-Unis, soit 350 000 au total, ce qui équivaut à un volume de 525 000 sur l’année (8% de sa  production). Et la baisse continue de ses ventes en Chine (-29% sur les huit premiers mois de 2024) n’incite pas à penser que le volume de ses ventes des BEV augmentera en 2025. En réponse à ce contexte difficile, le constructeur annonce désormais le retour d’une gamme de véhicules hybrides rechargeables, sans remettre en cause toutefois son objectif d’une gamme 100% électrique pour l’ensemble du groupe en 2035, ce qui paraît peu réaliste.
Toyota revoit à la baisse ses objectifs sur l’électrique
Le groupe Toyota, qui s’est intéressé à la motorisation 100% électrique beaucoup plus tardivement que la plupart des autres constructeurs, notamment chinois et européens, revoit à la baisse ses objectifs de ventes de voitures dotées de ce type de motorisation. Jusqu’à présent, le premier constructeur mondial tablait sur un million et demi de ses voitures électriques vendues dans le monde en 2026, mais il vient d’annoncer qu’il baissait ses prévisions à un million d’unités en raison du ralentissement du marché mondial de l’électrique observé en 2024, malgré une tendance qui demeure robuste en Chine (les BEV y représentent 24% du marché total des VP). Cette révision des prévisions équivaut à une baisse de 33% des objectifs de Toyota, qui pourtant avait dévoilé une série de concepts 100% électriques qui devaient être industrialisés en masse entre 2025 et 2030.  Aujourd’hui, les ventes de véhicules 100% électrique représentent seulement 1,5% des ventes totales de Toyota, contre 15% pour BMW par exemple.
 
Toyota reste spécialiste de la motorisation full-hybride dont le constructeur demeure le leader mondial, avec 2,2 millions d’exemplaires écoulés sur les sept premiers mois de l’année 2024 (soit 38% des ventes totales de Toyota).
 
Malgré l’annonce de la baisse de ses objectifs de véhicules 100% électrique, Toyota entend développer la technologie de la pile à combustible (FCV) avec le groupe allemand BMW qui travaille depuis de longues années sur cette technologie. BMW a d’ailleurs programmé le lancement sur le marché d’une voiture à hydrogène pour 2028.
 
Toyota et BMW vont donc travailler ensemble sur la future génération de module de pile à combustible. Il y a actuellement 100 000 véhicules à hydrogène en circulation dans le monde, dont plusieurs milliers de Toyota Mirai.
BYD va construire une usine d’assemblage en Hongrie
Le constructeur chinois BYD a annoncé qu’il était en négociations finales avec le gouvernement hongrois pour construire une usine d’assemblage de voitures électriques. BYD envisage de fabriquer des voitures électriques et des batteries dans une usine située à Szeged, dans le sud du pays. Rappelons que BYD possède déjà une usine de bus électriques en Hongrie, (Komarom) mais l'entreprise souhaite se doter d‘une autre usine (beaucoup plus grande) pour produire des voitures électriques à grande échelle et devenir le plus gros producteur de véhicules électriques en Europe, avec un objectif de vendre une voiture électrique sur dix vendue en Europe d'ici à 2030 (soit 500 000 unités environ).
 
La Hongrie a vu depuis quelque temps des fabricants de batteries s’installer sur son territoire. L’implantation de BYD dans le pays ne fait que renforcer la présence des Chinois en Hongrie.
 
BYD est devenu en peu de temps le second producteur mondial de BEV (derrière Tesla) et le premier en Chine, marché sur lequel il va devenir le leader des ventes toutes motorisations confondues, devant le groupe Volkswagen et le groupe GM. BYD a ainsi vendu 2 683 374 véhicules en Chine sur les 11 premiers mois de 2023, chiffre à comparer aux 2 723 854 ventes du groupe Volkswagen et aux 2 091 368 ventes du groupe GM (en incluant Wuling). Mais alors que VW et GM sont en baisse par rapport à 2022, BYD est en pleine croissance.
 
BYD avait indiqué il y a quelques mois qu’il souhaitait s’implanter industriellement en Europe, car ce marché est censé devenir totalement électrifié en 2035 et les récentes mesures visant à augmenter le prix des voitures chinoises dans plusieurs pays d’Europe n’ont fait qu’encourager cette décision. BYD va maintenant retrouver son grand rival Tesla en Europe qui y dispose d’une usine pouvant déjà produire 500 000 véhicules par an.
Le groupe SAIC prospère en Europe mais décline en Chine
Le groupe chinois SAIC (Shanghai Automotive Industry Corporation) créé en 1995 est devenu en peu de temps le plus gros constructeur chinois grâce à ses productions GM et VW sous licence, dépassant les groupes FAW (First Automobile Works) et SAW (Second Automobile Works) devenu Dongfeng. Mais SAIC dispose aussi depuis 2005 de ses propres marques, pour la plupart issues de l’ancien groupe britannique British Leyland, comme Roewe (nouvelle émanation de Rover), MG et Maxus (nouvelle émanation de LDV ex-Leyland DAF Vehicles).
 
SAIC a d’abord distribué ses Roewe, MG et Maxus sur le marché chinois mais a décidé ensuite d’élargir le périmètre de ses ventes au marché européen. En Europe, MG est devenu en peu de temps la marque chinoise la plus vendue, avec 50 000 ventes en 2021, 111 000 en 2022 et 230 000 en 2023, doublant son volume de ventes chaque année.
 
SAIC a donc acquis une position favorable en Europe, sans compter les 10 000 ventes supplémentaires de Maxus en Europe en 2023.
 
-Sa position est cependant moins favorable en Chine, avec une baisse de 17% des ventes sur les sept premiers mois de 2024, une baisse qui s’amplifie de mois en mois, car on était à -15% fin juin, -14% fin mai, -12% fin avril. L’écart négatif entre le volume de ventes sur les sept premiers mois de 2024 par rapport aux sept premiers mois de 2023 est de 100 000 unités. Et cet écart est à replacer dans le contexte d’un marché chinois qui est occupé aujourd’hui à 63% par les marques chinoises au lieu de 55% en 2023.La part de marché de SAIC (MG-Roewe-Maxus) est ainsi passée de 4% du marché chinois l’an dernier à 3% cette année.
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