Magna Steyr va produire des voitures chinoises en Autriche
L’assembleur Magna Steyr dispose d’une usine d’assemblage à Graz en Autriche, d’une capacité de production de 200 000 véhicules par an, pour des contrats de sous-traitance signés en général par des marques de luxe, comme Mercedes, BMW, Fisker, Saab, Chrysler, Aston-Martin ou Jaguar.  Ces dernières années, l’usine de Graz ne fabrique que 100 000 véhicules par an voire moins. En 2024, plusieurs contrats ont été arrêtés, notamment avec l’arrêt des ventes des Jaguar I-Pace et E-Pace ainsi que des Fisker Ocean. L’usine continue néanmoins de fabriquer des Mercedes Classe G, des BMW Série 5, des BMW Z4 et des Toyota Supra. Mais ces deux derniers modèles sont en sursis car BMW et Toyota ont annoncé leur retrait en 2026.
 
Magna-Steyr a donc sollicité plusieurs autres constructeurs pour pouvoir continuer d’assembler des véhicules sur le site de Graz. Deux constructeurs chinois ont répondu favorablement à cette demande. Il s’agit de Xpeng et GAC, qui vendent aujourd’hui peu de véhicules en Europe mais ont des ambitions d’en vendre davantage, comme la plupart des constructeurs chinois. Xpeng a vendu      10 879 véhicules (100% électrique) en Europe sur les 8 premiers mois de 2025, soit entre 16 000 et 20 000 sur l’ensemble de l’année. Le fait de les fabriquer en Autriche pourrait permettre d’éviter les lourdes taxes de l’Union européenne sur les modèles importés de Chine (31% pour Xpeng) et en outre d’ouvrir les portes de l’Amérique du Nord.
 
Les Xpeng G6 et G9 sont assemblés à Graz depuis le début du mois de septembre 2025, alors qu’aucune communication n’a été faite de la part du constructeur. Les GAC Aion UT et Aion V seront assemblés à Graz d’ici quelques semaines à quelques milliers d’unités par an. Il y a aucune vente de ces modèles jusqu’à présent en Europe.
Dacia va renouveler sa gamme de berlines entre 2026 et 2029

Le plan-produit Dacia 2026-2030 a été dévoilé.

 
Après le renouvellement de son SUV Duster et le lancement d’un SUV plus grand que le Duster baptisé Bigster, la marque roumaine Dacia, filiale du groupe Renault, prévoit de rajeunir sa gamme entre 2026 et 2030.
 
2026 : un restylage de la berline Sandero et du break Jogger est programmé pour 2026. A cette occasion, la Sandero sera proposée en version full-hybride pour la première fois de son histoire (soit le 1.6 soit le 1.8) tandis que le Jogger adoptera le moteur 1.8 hybride de 155ch déjà monté sur les Duster et Bigster en remplacement du 1.6 hybride de 140 ch.
 
2027 : la Spring 100% électrique (segment A) sera remplacée par un dérivé de la future Renault Twingo 100% électrique. Cette future Dacia abandonnera donc la plateforme low cost héritée de la Kwid indienne pour adopter la plateforme CMF-B-EV de la Twingo ainsi que son moteur et sa batterie, ce qui lui procurera plus d’autonomie et plus de confort. Prix envisagé : moins de 18 000 euros, grâce à une production effectuée en Slovénie et non plus en Chine.
 
2028 : la Sandero sera remplacée seulement deux ans après son restylage. La future Sandero utilisera la plateforme de la Renault Clio VI commercialisée à partir de 2026. Il se pourrait que ce modèle soit proposé pour la première fois en 100% électrique. Enfin, la version Stepway deviendra un modèle à part entière qui épaulera la Sandero dans le segment B.
 
2029 : la gamme sera peut-être complétée par une berline et un break de segment C qui viendront concurrencer les Skoda Octavia. Cette montée en gamme de la marque permettrait d’attirer une nouvelle tranche de clientèle aujourd’hui absente chez Dacia.
Inovev prévoit 300 000 unités par an de la nouvelle Renault Clio VI
Renault a dévoilé au salon de Munich la sixième génération de la Clio (segment B) qui sera commercialisée à partir du printemps 2026, peut être la dernière à ne pas utiliser la motorisation 100% électrique. Le nouveau modèle adopte un tout nouveau design, même si on peut lui trouver quelques similitudes avec sa concurrente la Peugeot 208.
 
La sixième génération de la Renault Clio doit relancer les ventes du modèle qui sont tombées progressivement de 600 000 unités en 2006 à 400 000 dans les années 2010, puis 200 000 en 2022. Les ventes sont toutefois remontées à 300 000 unités en 2023 mais ne progressent plus depuis. Cette chute des ventes de la Clio sur deux décennies s’explique par la concurrence extérieure mais surtout par la concurrence interne, comme le SUV Renault Captur (segment B).
 
La Clio VI s’allonge de 7 cm (4,12 m) dont 1 cm sur l’empattement, même si elle reprend la plateforme CMF-B. Ses moteurs évoluent vers plus de puissance : un trois cylindres essence de 1.2 développant 115 ch remplace l’ancien trois cylindres essence de 1.0 de 91 ch et un quatre cylindres full-hybride de 1.8 développant 160 ch remplace l’ancien quatre cylindres full-hybride de 1.6 de 145 ch. Le moteur diesel après une réapparition furtive sur la Clio V est définitivement abandonné.
 
La Renault Clio VI qui sera uniquement produite en Turquie (Bursa) à 300 000 unités par an selon Inovev, aura pour concurrentes principales les Peugeot 208, Opel Corsa, Toyota Yaris, Volkswagen Polo, Seat Ibiza, Skoda Fabia, Lancia Ypsilon, Mazda 2, Suzuki Swift et Hyundai i20. Les Citroën C3, Fiat Grande Panda, Dacia Sandero sont également situées dans le segment B mais dans une classe de prix inférieure.
Renault pourrait produire des BEV en Espagne
Initialement, Renault souhaitait créer un pôle de la voiture électrique en France mais il semble que ce pôle déborde de plus en plus au-delà des frontières françaises.
 
Certes, Renault fabrique actuellement la totalité de ses voitures 100% électriques de sa propre marque dans deux usines situées dans le nord de la France, Douai (R5, Megane, Scenic) et Maubeuge (Kangoo, R4).
 
Mais à partir de 2027, la production des voitures Renault 100% électriques s’établira également hors de France, puisque la Twingo 100% électrique sera fabriquée en Slovénie, sur le site de Novo Mesto.
 
Et Renault a fait savoir que l’Espagne pourrait à son tour fabriquer des voitures Renault 100% électriques à partir de 2028. Au moins trois SUV électriques seraient produits sur le site de Palencia, où sont assemblés aujourd’hui les Renault Austral, Espace et Rafale à moteur thermique ou hybride. Les futurs modèles 100% électriques fabriqués sur ce site seraient dérivés des trois modèles cités plus haut, et pourraient ainsi rivaliser avec les Peugeot 3008 et 5008 tout électrique. Pourrait s’y ajouter vers 2029/2030 la future génération du Scénic 100% électrique dont les origines remontent à l’automne 2023 et qui pourrait donc émigrer de Douai vers Palencia. Le site de Douai pourrait alors récupérer la fabrication de l’Alpine A390 actuellement produite à Dieppe.
 
Rappelons qu’une bonne partie de la production de Palencia est actuellement affectée à la fabrication de voitures hybrides (Austral, Espace, Rafale). Il semble donc que les voitures électriques et hybrides cohabiteront dans l’usine de Palencia durant plusieurs années en fonction de la demande. 
Le Maroc pourrait produire plus d’un million de véhicules par an à partir de 2030
Le Maroc a produit 600 000 véhicules en 2024 (répartis en 410 000 Renault-Dacia et 190 000 Peugeot) en n’incluant pas les voitures de catégories L6/L7 100% électrique (20 000 unités l’an dernier) comme les Citroën Ami, Fiat Topolino et Opel Rocks-e. Il prévoit de produire plus d’un million de véhicules à partir de 2030, grâce au doublement du volume de production attendu chez Stellantis.
 
Stellantis dit en effet vouloir produire 535 000 véhicules de tous types chaque année à partir de 2030, dont 400 000 voitures de segment B comme la Peugeot 208 (200 000 unités par an) et un autre modèle basé sur la plateforme Smart Car (200 000 unités par an), peut-être la future Fiat 500 attendue en 2030, et 135 000 petits véhicules répartis en 70 000 voiturettes 100% électrique et 65 000 triporteurs Fiat Tris 100% électrique. L’usine fabriquera également des moteurs hybrides (350 000 par an) et des bornes de recharge (200 000 par an).
 
Etant donné que le marché automobile marocain tourne autour de 165 000 unités par an, il est certain que l’usine de Kenitra (à l’instar de l’usine Renault-Dacia de Tanger) devra exporter la plus grande partie de sa production. En 2024, le Maroc a exporté près de 70% de sa production, contre près de 60% en 2019 (première année d’activité de l’usine de Kenitra). Ce taux devrait augmenter avec le doublement des capacités de production de l’usine Stellantis de Kenitra. Ce fort taux d’exportation va se rapprocher de celui de pays de l’Est de l’Europe comme la Roumanie, la Hongrie, la Tchéquie ou la Slovaquie, avec des coûts de main-d’œuvre encore moins chers.
 
Les prévisions d’Inovev tablent plutôt sur un volume de 850 000 véhicules légers produits au Maroc en 2030 (hors L6/L7), compte tenu de l’évolution du marché européen, principal acheteur des véhicules produits dans le pays.
 
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