Inovev prévoit 65 000 unités en 2030 de la nouvelle BMW i3
La marque BMW a dévoilé récemment sa nouvelle berline 100% électrique de segment D, la i3 (code constructeur:  NAO), dont le nom ne fait pas référence à l’ancienne i3 qui était une petite citadine électrique de segment B commercialisée entre 2013 et 2022, mais à la berline Série 3 qui représente le milieu de gamme de la marque depuis les années 70. La nouvelle BMW i3 est en quelque sorte la huitième génération de la Série 3, disponible uniquement en motorisation 100% électrique, mais qui devrait être disponible également en version thermique dans les prochains mois, comme les i4, i5 et i7 ont leur version thermique (Série 4, Série 5 et Série 7).
 
La nouvelle BMW i3 est le deuxième (après le SUV iX3 lui aussi de segment D) des six modèles 100% électriques annoncés sur la plateforme Neue Klasse. La BMW i3 sera commercialisée à partir de juillet 2026, alors que le SUV iX3 est commercialisé depuis mars 2026.
 
Par rapport à l’ancienne Série 3 (2019-2026), la i3 est plus longue de 5 cm (4,76 m), plus large de 4 cm (1,86 m), plus haute de 4 cm (1,48 m) et son empattement est plus long de 4 cm également (2,89 m). Visuellement, la nouvelle i3 se caractérise par des lignes plus banales, c’est-à-dire moins personnelles. Même la calandre voit ses deux haricots se placer en position horizontale et non plus en positon verticale. Le pli «Hoffmeister» sur les portes arrières n’est plus que suggéré.
 
La nouvelle i3 promet une autonomie de 900 km sans recharge grâce à sa batterie NMC de 108,7 kW déjà utilisée sur le SUV iX3.
 
La nouvelle i3 sera fabriquée sur le site historique de Munich et non pas en Hongrie comme le iX3. Selon Inovev, ce modèle qui devra composer avec les i4 (70 000 ventes en 2025) et i5 (40 000 ventes en 2025) existantes, sera fabriqué jusqu’à 65 000 unités en 2030 en Europe et autant en Chine. Un break i3 sera ajouté à la gamme dans quelques mois.
Audi lancera une A2 E-Tron à l’automne 2026
Bien que la première génération de l’Audi A2 commercialisée de 2000 à 2005 n’ait pas connu un grand succès, puisqu’il s’en est vendu 176 205 exemplaires en cinq ans (soit 35 000 par an en moyenne), la marque d’Ingolstadt va lancer durant l’automne prochain une seconde génération de l’A2 dont le design décalé rappelle fortement celui de la première génération, un design évoquant incontestablement l’univers du monospace, avec un capot court, un pare-brise très incliné et un arrière vertical.
 
La principale différence avec la première génération est que la future Audi A2 sera dotée d’une motorisation 100% électrique et non pas thermique comme l’ancien modèle et que sa carrosserie ne devrait plus être en aluminium comme sur l’ancien modèle, mais en acier.
 
La future Audi A2 E-Tron sera positionnée comme le modèle électrique d'entrée de gamme d'Audi, remplaçant indirectement les A1 et Q2  d’entrée de gamme mais à moteur thermique qui vont disparaître en 2027, et se présentant comme une alternative 100% électrique à la berline A3 thermique de taille similaire. De par ses dimensions, la future Audi A2 E-Tron entrera en concurrence avec les Mini Aceman, Volvo EX30, Mercedes EQA voire la Renault Mégane E-Tech.
 
Sa plateforme MEB+ est reprise des Volkswagen ID3, Skoda Elroq et Ford Capri. Etant donné qu’un Audi Q4 E-Tron est tarifé 47 000 euros dans sa version la moins chère, le prix tarif de la future Audi A2 E-Tron pourrait se situer entre 35 000 euros et 45 000 euros selon les versions, soit le prix d’une Volkswagen ID3 (35 000 à 48 000 euros selon les versions).
 
L’Audi A2 E-Tron devrait être fabriquée sur le site d’Ingolstadt, au rythme de 45 000 unités par an selon Inovev.
Inovev prévoit 50 000 unités par an du nouveau Dacia Striker
Le constructeur Dacia (filiale de Renault) poursuit sa montée en gamme en dévoilant un break surélevé de segment C dénommé Striker et basé sur le SUV Bigster dont il reprend la plateforme et les moteurs thermiques et hybrides.
 
Ce modèle est désormais le plus grand de la gamme Dacia, avec ses 4,62 m de long, soit 5 cm de plus que le Bigster et 7 cm de plus que le Jogger  Il n’a d’ailleurs pas d’homologue dans la gamme Renault qui a progressivement abandonné ses berlines et breaks à moteur thermique de segment C et D. Dans la gamme Dacia, le Striker est au Jogger ce que le Bigster est au Duster, c’est-à-dire un modèle un peu plus grand et un peu plus cher.
 
La motorisation de base, entraînant les roues avant, est le moteur 1.2 TCe. Ce trois cylindres turbocompressé, associé à une hybridation légère et une boîte manuelle à six rapports, développe 138 ch (101 kW). L’autre version est équipée du système Hybrid 155. Ce dernier associe un moteur essence de 1,8 litre à un moteur électrique de 49 ch intégré à la transmission automatique. Cet ensemble développe une puissance de 155 ch (114 kW).
 
Les usines Dacia situées au Maroc (Tanger) et en Roumanie (Pitesti) étant saturées, le Striker sera produit dans l’usine Renault située en Turquie (Bursa), à 50 000 unités par an selon Inovev. C’est la première fois qu’un modèle Dacia est assemblé en Turquie.
 
Alors que le Jogger est tarifé 28 000 euros dans sa version F-HEV 1.8 et le Bigster F-HEV 1.8 est tarifé 30 000 euros, le Striker F-HEV 1.8 pourrait devenir le modèle le plus cher de la gamme Dacia.
Inovev prévoit 5 000 unités par an du nouveau Mercedes VLE
Mercedes vient de présenter la nouvelle génération de son grand monospace 100% électrique EQV qui se nomme désormais VLE puisque le constructeur a décidé d’abandonner progressivement les appellations EQ dans sa nouvelle gamme électrique. C’est le cas des récentes versions électriques des SUV Mercedes GLB et GLC, ainsi que des récentes versions électriques des berlines CLA.
 
Le monospace VLE s’inspire des récents grands monospaces de luxe qui se développent notamment sur le marché chinois. C’est ainsi que le VLE bénéficie d’un standing jamais atteint sur ce type de véhicule en Europe, proche d’une Mercedes Classe S Maybach. Il repose sur une plateforme (VAN.EA) et une architecture électrique inédite 800V entièrement sur mesure et non sur celle d'un véhicule utilitaire quelconque.
 
Long de 5,30 m, large et haut de 2,00 m, le VLE est doté d’une batterie NMC de 115 kWh couplé à un moteur électrique de 262 ch (193 kW) placé à l’avant permettant une autonomie de 700 km selon le cycle WLTP, soit deux fois plus que celle de l’ancien EQV, un gain non seulement dû à la batterie de grande capacité, mais aussi à d’importantes améliorations apportées à l’aérodynamisme et à l’efficacité du moteur électrique. Mercedes annonce ainsi un Cx de 0,25, identique à celui des véhicules électriques de nouvelle génération.
 
Le VLE sera également disponible à partir de l’an prochain dans une version à plus faible capacité (batterie de 80 kWh) et dans une version plus puissante (bimoteur totalisant 409 ch). Inovev estime la production annuelle du VLE à 5 000 unités par an (à Vitoria en Espagne), ce qui représente presque le double du volume de production de l’ancien EQV. Jusqu’à nouvel ordre, le Mercedes Classe V à moteur hybride poursuit sa carrière sans changement de carrosserie.
Mercedes souhaite partager son usine sud-africaine avec un concurrent
On a vu récemment que le constructeur chinois Chery avait racheté l’usine Nissan de Rosslyn située en Afrique du Sud, le constructeur japonais souhaitant réduire ses capacités de production au niveau mondial, en raison d’un outil industriel jugé trop important par rapport aux ventes réelles du constructeur. D’autre part, l’usine Nissan d’Afrique du Sud permet à Chery d’étendre son expansion internationale à toute l’Afrique.
 
Aujourd’hui, on apprend qu’un autre constructeur basé en Afrique du Sud, en l’occurrence Mercedes, qui dispose dans ce pays de l’usine d’East London, souhaiterait se désengager partiellement de son activité dans cette usine.
 
Rappelons que l’usine Mercedes d’East London produit les berlines Classe C depuis une trentaine d’années, pour les marchés locaux mais surtout pour la grande exportation, notamment vers l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud.
 
Cependant, les nouveaux droits de douane appliqués par les Etats-Unis sur les voitures importées ont fait chuter les ventes de la Mercedes Classe C dans le pays (les USA ont arrêté la production de la Classe C sur leur sol en 2020). Du coup, alors que la capacité de production de l’usine d’East London est de 100 000 voitures par an, la production effective du modèle est passée de 95 000 unités en 2023 à 80 000 en 2024 et 70 000 en 2025. Et les prévisions pour 2026 anticipent une nouvelle baisse.
 
Mercedes recherche donc un constructeur qui pourrait l’aider à rentabiliser son usine, en s’accaparant de la moitié des capacités de cette usine et non la totalité, ce qui n’est pas une solution très attrayante, puisque le constructeur qui acceptera cette proposition devra partager l’usine avec Mercedes. Toutefois, un constructeur chinois pourrait être attiré par cette offre.
 
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