MG (SAIC) will produce cars in Spain from 2028
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MG (SAIC) va produire des voitures en Espagne à partir de 2028
- La marque chinoise MG (rachetée aux Britanniques en 2005) qui fait partie du groupe chinois SAIC, a vu ses ventes en Europe 30 pays (UE + UK + Suisse + Norvège) progresser substantiellement depuis 2020. Celles-ci sont passées de 22 000 unités en 2020 à 51 000 en 2021, 111 000 en 2022, 229 000 en 2023, 245 000 en 2024 et 306 000 en 2025. L’année 2026 marque un nouveau progrès, avec 110 000 voitures écoulées entre janvier et avril, ce qui représente un potentiel de 330 000 ventes sur l’ensemble de l’année.
- La marque MG se trouve aujourd’hui dans la même situation que les autres constructeurs chinois, c’est-à-dire trouver le meilleur moyen d’éviter les surtaxes appliquées en Europe aux voitures importées de Chine et répondre aux futures éventuelles exigences du «local content» en gestation à la Commission européenne.
- Plutôt que de produire en dehors de Chine ou en Europe chez un autre constructeur, MG a choisi de construire sa propre usine d’assemblage en Union Européenne. Celle-ci sera construite dans le nord-ouest de l’Espagne, à La Corogne (Galice) et disposera d’une capacité de production initiale de 120 000 véhicules par an au début de son activité d’assemblage en 2028, qui pourrait être doublée à moyen terme. On remarque que les ambitions de MG semblent modestes compte tenu du volume actuel de ventes de la marque qui ne pourra qu’augmenter durant les cinq prochaines années. Il se pourrait donc que le constructeur décide d’ici un ou deux ans de construire une autre usine d’assemblage en Europe qui lui permettrait d’éviter totalement d’importer ses véhicules de Chine.
- Le groupe SAIC suit ainsi la politique de ses concurrents chinois qui s’implantent en nombre sur le territoire européen.
Towards a revival of the A segment at Stellantis
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Vers une renaissance du segment A chez Stellantis
- Les voitures de segment A du groupe Stellantis Peugeot 108 et Citroën C1 basées sur la Toyota Aygo ont été supprimées en 2021 sans descendance. Une autre voiture de segment A du groupe Stellantis mais cette fois d’origine italienne, la Fiat Panda, est promise à un déclin inévitable depuis le lancement de la Grande Panda de segment B en 2025. Ces trois voitures de segment A du groupe Stellantis n’ont jamais été proposées avec une motorisation 100% électrique et la petite Panda rebaptisée Pandina n’est pas prévue pour recevoir une motorisation 100% électrique. Reste le cas de la Fiat 500 qui elle est proposée en version thermique et 100% électrique mais dont le niveau de prix la rend pratiquement invendable.
- Le groupe Stellantis a donc décidé de recréer un segment A à partir d’une feuille blanche. Le constructeur commencera la production d'une nouvelle gamme de voitures électriques compactes et abordables à partir de 2028, sur le site italien de Pomigliano d’Arco, là où est fabriquée la Fiat Pandina. Ces voitures pourraient succéder aux Peugeot 108, Citroën C1 et Fiat Pandina. Ce site dispose d’une capacité de production de 200 000 véhicules par an.
- Cette initiative de Stellantis pourrait, semble-t-il, bénéficier des avantages (comme des crédits pour les émissions de CO2, mais pas seulement) prévus pour les « E-cars » (programme «E-Car» de la Commission européenne) : véhicules électriques de catégorie M1E ne dépassant pas 4,2 mètres de long (donc segment A et partie inférieure du segment B). Les futures voitures de segment A de Stellantis vendues au tarif de 15 000 euros seront basées sur la nouvelle plateforme STLA City.
The Stellantis plant in Rennes will produce Dongfeng vehicles
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L’usine Stellantis de Rennes va produire des véhicules Dongfeng
- L’usine Stellantis de Rennes (Ile-et-Vilaine) a été au départ une usine Citroën créée pour produire la Citroën Ami 6 à partir de 1961. Cette usine avait permis de compléter à l’époque l’outil industriel français de la marque, composé principalement de l’usine du Quai de Javel située à Paris qui produisait le haut de gamme de Citroën (ID/DS/SM) et l’usine de Levallois qui produisait le bas de gamme de la marque (2CV). Citroën disposait d’une troisième usine, celle de Panhard située à la Porte d’Ivry, pour y assembler ses fourgonnettes 2CV. En 1961, l’Ami 6 représentait le milieu de gamme de Citroën, située entre les 2CV et les ID/DS.
- Après l’Ami 6 puis l’Ami 8, cette usine fabriqua traditionnellement le milieu de gamme de la marque, comme les GS et GSA, puis BX Xantia et C5. Aujourd’hui, l’usine de Rennes appartenant au groupe Stellantis depuis 2021, produit le SUV C5 Aircross, mais les volumes fabriqués ne dépassent les 50 000 unités par an ni en 2024 ni en 2025, alors que cette usine produisait encore 103 000 véhicules en 2020, 156 000 en 2019 et même 340 000 en 2005.
- L’usine de Rennes est l’une des nombreuses usines Stellantis qui pâtit d’importantes surcapacités et fait donc partie des quatre usines du groupe aptes à recevoir un constructeur chinois (selon le vœu de la direction de Stellantis) afin d’y fabriquer un ou plusieurs véhicules commercialisés en Europe, les trois autres usines dans ce cas étant celles de Villaverde (Espagne), Eisenach (Allemagne) et Cassino (Italie). Dongfeng est d’accord pour fabriquer sur le site Stellantis de Rennes l’un de ses véhicules de marque Voyah (filiale luxe de Dongfeng).
Stellantis will increase its production capacity in Algeria
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Stellantis va augmenter ses capacités de production en Algérie
Le groupe Stellantis dispose actuellement de deux usines d’assemblage en Afrique du Nord, dont la première a été inaugurée au Maroc (Kenitra) en juin 2019 et la seconde a été inaugurée en Algérie (Tafraoui) en décembre 2023.
a) Usine de Kenitra
L’usine de Kenitra fabrique les Peugeot 208 destinée au marché local et au marché européen ainsi que les quadricycles Citroën Ami, Fiat Topolino et Opel Rocks. Un véhicule Fiat de segment B/C nommé Grizzly devrait être ajouté sur ce site au second semestre 2026.
L’usine de Kenitra a produit 174 000 véhicules Peugeot en 2025, sans compter les voiturettes Citroën Ami, Fiat Topolino et Opel Rocks.
b) Usine de Tafraoui
• L’usine de Tafraoui a produit 18 000 véhicules Fiat en 2024 et 53 000 en 2025. Stellantis annonce un objectif de 90 000 véhicules produits en 2026 sur ce site et 135 000 en 2028, ce qui nécessitera une augmentation des capacités de production de l’usine avec d’ailleurs davantage d’intégration locale.
• L’usine de Tafraoui fabrique des modèles Fiat, comme le Doblo (40 000 unités produites en 2025) et la 500 (10 000 unités produites en 2025) auxquelles s’ajoute depuis la fin 2025 la Grande Panda (3 000 unités produites en 2025).
• Ce site Stellantis de Tafraoui est en train de se substituer finalement au site Renault d’Oran qui semble toujours à l’arrêt. Alors que le site d’Oran était calibré pour 75 000 véhicules produits par an, le site de Tafraoui sera bientôt calibré pour un volume deux fois supérieur, preuve que Stellantis croit vraiment au développement du marché algérien, étant donné que les véhicules fabriqués sur le site de Tafraoui sont principalement écoulés localement. Produire localement, intégrer des fournisseurs locaux et former des équipes sur place, c’est la preuve d’un ancrage industriel durable et non d’une opération d’assemblage temporaire.
The Stellantis plant in Poissy will cease vehicle assembly in 2028
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L’usine Stellantis de Poissy arrêtera l’assemblage de véhicules en 2028
- Le groupe Stellantis a annoncé qu’il mettra fin en 2028 à l’activité d’assemblage automobile sur le site industriel de Poissy (Yvelines), au moment de l’arrêt de la production des DS 3 et Opel Mokka qui sont actuellement fabriquées dans cette usine. L’usine d’assemblage de Poissy était la dernière encore en activité en région parisienne, après l’arrêt d’activité des usines de Boulogne-Billancourt (Renault), Quai de Javel (Citroën), Levallois (Citroën), Aulnay sous Bois (Citroën) et Flins (Renault).
- L’usine de Poissy avait été construite en 1938-1939 par le constructeur américain Ford, mais la guerre de 1939-1945 empêcha cette usine de démarrer son activité d’assemblage qui commença en 1946. La Ford Vedette lancée fin 1948 fut fabriquée dans cette usine.
- L’usine de Poissy fut vendue à SIMCA en 1954 qui l’agrandit pour y fabriquer les Aronde. SIMCA passa sous le contrôle de l’américain Chrysler (alors troisième constructeur mondial) en 1958. L’usine de Poissy fut une nouvelle agrandie pour y recevoir l’ensemble de la gamme SIMCA. Elle pouvait produire jusqu’à 500 000 véhicules par an au début des années 70.
- Passée sous le contrôle de PSA en 1978, l’usine de Poissy abandonna la fabrication des SIMCA puis des Talbot (héritières des SIMCA) pour y fabriquer des Peugeot et des Citroën. Le volume de production déclina fortement dans les années 2000 pour atteindre 329 000 unités en 2005, puis 197 000 unités en 2010 et seulement 80 000 en 2025.
- La dernière usine d’assemblage située en région parisienne cessera donc toute activité d’assemblage en 2028, cet arrêt étant inclus dans le plan de Stellantis qui compte réduire fortement ses capacités de production en Europe. Celles de Poissy étaient estimées à 150 000 véhicules par an depuis 2017.
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