L’usine Fiat de Tafraoui (Algérie) a débuté l’assemblage de voitures en CKD (Completely Knocked Down)
L’usine d’assemblage Fiat de Tafraoui en Algérie (près d’Oran) a été inaugurée en décembre 2023 et a commencé à assembler des modèles Fiat en CKD à partir de janvier 2024. Ces fabrications en CKD (Completely Knocked Down) concernent les Fiat 500 Hybrid, Fiat Doblo et Fiat Scudo à partir de pièces provenant d’Europe et sont à destination du marché algérien uniquement. D’autres modèles sont prévus en 2026, notamment la Fiat Grande Panda (toujours en CKD). Cette usine aurait produit 18 000 véhicules en 2024, alors que Stellantis ambitionnait d’en produire 24 000 unités. Et Stellantis ambitionnerait d’en produire 60 000 en 2025 et 90 000 en 2026. Or, d’après nos sources, Fiat n’a vendu que 20 000 voitures en 2025. Il n’est donc pas sûr que les objectifs fixés par le constructeur aient été atteints en 2025.
 
Rappelons que le marché algérien a beaucoup baissé depuis 2012. Il représentait 437 000 unités en 2012 et 400 000 en 2013, principalement importées, avant de tomber à 342 000 en 2014, 265 000 en 2015 et 97 000 en 2016. La suspension des importations de voitures neuves en Algérie entre 2017 à 2022 a fait plonger encore plus drastiquement le marché, mais les importations ont repris modestement depuis 2022. Ajoutons que le gouvernement algérien encourage plutôt l’assemblage sur place en CKD de modèles étrangers, mais aujourd’hui la plupart des modèles vendus en Algérie sont importés.
 
Renault avait tenté de s’implanter près d’Oran en 2014, avec une capacité de production de 75 000 unités par an, mais les liens entre l’Algérie et la France s’étant distendus après 2017, la production du constructeur français en Algérie s’est effondrée, passant de 70 597 en 2018 à 60 012 en 2019 et 754 en 2020. Le groupe Stellantis auquel appartient Fiat étant plus international que Renault, aura peut-être plus de chance de pérenniser son activité en Algérie. Opel (autre filiale de Stellantis) qui est cinquième sur le marché algérien, a annoncé qu’il souhaitait assembler son Frontera en CKD en Algérie dès 2026.
Inovev prévoit 50 000 unités en 2030 de la nouvelle Volvo EX60
Le constructeur suédois Volvo, sous contrôle chinois (Geely) depuis 2010, a présenté son nouveau SUV EX60 100% électrique (segment D) peu après la communication de ses résultats pour 2025. Le nouveau EX60 complète la gamme des SUV 100% électriques de la marque, composée actuellement des EX30  (segment B), EX40 (segment C) et EX90 (segment E). Il sera fabriqué sur le site suédois de Torslanda (Göteborg), aux côtés des Volvo XC60 thermiques et hybrides, contrairement aux EX30 et EX40 fabriquées en Belgique et au EX90 fabriqué aux Etats-Unis.
 
A noter que le XC60 thermique et hybride continuera d’être commercialisé sous sa forme actuelle, un peu comme le XC90 actuel qui cohabite avec le EX90 d’un design plus moderne. De la même manière, le design du EX60 est plus moderne que celui du XC60, et il est plus long de 10 cm (4,80 m) et plus bas de 2 cm (1,63 m). Cette stratégie du double modèle est aussi celle de BMW (pour le X3) et Mercedes (pour le GLC). Les BMW iX3 et Mercedes GLC EQ sont d’ailleurs les concurrents directs du Volvo EX60, auxquels il faut ajouter l’Audi Q6 E-Tron (Audi spécifiant par contre les versions électriques par des numéros spécifiques).
 
Le Volvo EX60 repose sur la nouvelle plateforme SPA3 du constructeur, spécialement conçue pour les modèles 100% électriques. Cette plateforme opte pour la technologie « cell-to-body » qui permet d’intégrer directement les batteries dans la structure du véhicule, ce qui procure un gain de poids et de rigidité.  Le moteur électrique de 374 ch est couplé à une batterie NMC de 80 kWh (autonomie : 620 km). Une version bimoteur avec transmission intégrale qui délivre 510 ch ou 680 ch est couplée à une batterie NMC de 91 kWh (autonomie : 810 km). Inovev prévoit 30 000 unités produits en Suède en 2027, 35 000 en 2028, 40 000 en 2029 et 50 000 en 2030.
Le marché US des VP + pick-up a augmenté de 1,7% en 2025
Le marché automobile US des voitures particulières (berlines, coupés, SUV et monospaces) en intégrant les pick-up (qui représentent 20% du marché total) a progressé de 1,7% en 2025 par rapport à 2024, à 16 221 873 unités contre 15 954 040.
 
Le groupe GM reste le leader du marché US, avec une part de marché de 18% en 2025, en hausse d’un point par rapport à 2024. Le groupe Toyota reste deuxième, avec une part de marché de 16%, en hausse d’un point par rapport à 2024. Le constructeur japonais, premier constructeur mondial, devance Ford (13%) et Hyundai-Kia (11%) dont les parts de marché gagnent un demi-point. Les parts de marché des autres constructeurs du Top 10 sont toutes en baisse.
 
C’est particulièrement vrai pour Stellantis qui tombe de 9% à 8% du marché US en raison d’une chute de ses ventes l’an dernier, mais qui est constante depuis 2018, c’est-à-dire bien avant la création de Stellantis en 2021 qui officialisait la fusion de FCA avec PSA. Toutes les marques du groupe (Chrysler, Dodge, Ram, Jeep) sont à la baisse, mais c’est la marque Dodge qui chute le plus (-28%) avec l’abandon prématuré des berlines Charger et des coupés Challenger, remplacés par une Charger 100% électrique boudée par le public. Autrefois troisième constructeur aux Etats-Unis, l’ex-groupe Chrysler est tombé progressivement à la sixième place, supplanté d’abord par Toyota puis par Hyundai-Kia et enfin par Honda.
 
Honda, Nissan, Subaru, Volkswagen et Tesla perdent chacun un demi-point de part de marché en 2025 par rapport à 2024. Honda est à 9% de part de marché, Nissan à 6%, Subaru à 4%, Volkswagen à 4% et Tesla à 3%. Suivent BMW et Mercedes.
Les ventes de Tesla dans le monde en baisse de 8,6% en 2025
Le constructeur américain de voitures électriques Tesla a connu une année 2025 fort médiocre, puisque l’on observe, au niveau mondial, une baisse de 8,6% de ses ventes en 2025 par rapport à 2024, deuxième année consécutive de recul des ventes pour l’entreprise. Selon les calculs d’Inovev, Tesla a vendu 1,636 million de voitures électriques en 2025, contre 1,79 million en 2024 et 1,81 million en 2023. Pour le pick-up Cybertruck, les chiffres sont encore plus catastrophiques, puisque ce modèle prévu à 250 000 unités par an par le constructeur, n’a pas atteint 18 000 ventes l’an dernier, contre 32 000 en 2024, ce qui représente une baisse de près de 44%, et surtout moins de 10% des prévisions de ventes initiales.
 
En raison du report du lancement du SUV de segment C à 2030 et de l’arrêt des Model S et X en 2026, les ventes de Tesla devraient continuer à décliner jusqu’à cette date, peut-être jusqu’à 1,4 million d’unités en 2029. En attendant, Tesla devra tenter d’attirer le public avec ses Model 3 et Model Y déjà anciennes à l’heure actuelle. L’opération semble délicate, surtout au vu de l’agressivité des constructeurs chinois.
 
Concernant l’année 2025, on constate une chute des ventes de Tesla de l’ordre de 28% en Europe. Face à la progression des constructeurs chinois de voitures électriques, Tesla a peu de chance de remonter la pente en Europe (235 000 ventes en 2025 contre 325 000 en 2024). La Chine (-7% à 735 000 unités) et les USA (-5% à 573 000 unités) sont aussi en baisse et seuls les nouveaux marchés sauvent le constructeur du désastre, comme la Corée du Sud ou la Turquie. Mais là aussi, la concurrence arrive et la situation pourrait s’inverser à moyen terme.
Le marché russe des VP a reculé de 15,7% en 2025
Le marché automobile russe des voitures particulières (VP) a reculé de 15,7% en 2025, à 1 306 299 unités contre 1 550 249 en 2024, probablement une conséquence de la guerre qui a lieu entre la Russie et l’Ukraine, qui incite la Russie (même s’il n’est pas encore question d’une véritable économie de guerre) à faire passer au second plan les besoins des civils en privilégiant les besoins des militaires. Le marché russe des véhicules utilitaires légers (VUL) a reculé pour sa part de 23,8%, à 104 980 unités contre 137 734 en 2024, pour les mêmes causes que le marché des voitures particulières.
 
La marque qui a le plus vendu de voitures (VP) en 2025 en Russie est Lada du groupe Avtovaz (330 357 unités; -24,8%) qui recule toutefois plus que le marché, ce qui signifie qu’une partie de la clientèle de cette marque est passée chez les marques chinoises. Sa part de marché est passée de 28% en 2024 à 25% en 2025.
 
Les 75% restants sont monopolisés en majorité par les marques chinoises qui détiennent 60% du marché russe en 2025 (786 737 unités). Il reste 15% de ventes de marques européennes, japonaises, américaines et coréennes, mais il est probable qu’une bonne partie de ces ventes proviennent également de Chine, car ces marques ont refusé officiellement de vendre leurs voitures en Russie après le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine en 2022. L’hypothèse d’une importation de nombreux modèles européens japonais, américains et coréens par l’intermédiaire de concessionnaires chinois demeure donc une hypothèse fortement probable (la preuve est que les modèles de la marque Jetta du groupe Volkswagen sont vendus en Russie, alors que cette marque ne produit ses modèles qu’en Chine).
 
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