Les ventes de voitures chinoises ont atteint 7,6% du marché européen des VP en septembre 2025
Les ventes de voitures chinoises (marques chinoises hors Volvo, Lotus et Smart) ont établi en septembre 2025 un nouveau record en Europe 30 pays (UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège), avec un volume de 94 000 voitures et une part de marché de 7,6%. Si la part de marché sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année évolue peu (5,4% contre 5,3% sur le cumul des huit premiers mois de l’année, avec 535 000 ventes), il semble que la tendance des ventes de voitures chinoises qui est constamment à la hausse depuis le début de l’année 2025, va se poursuivre au cours des prochains mois. En particulier en raison de l’augmentation de l’offre de ce type de voitures sur le continent, de la meilleure acceptation des produits chinois de la part de la clientèle européenne et de la montée en cadences de l’usine Chery en Espagne et de la prochaine ouverture de l’usine BYD en Hongrie.
 
Les marques chinoises qui ont le plus augmenté en septembre 2025 sont MG et BYD, avec de fortes croissances pour Jaecoo, Omoda et Polestar. C’est surtout BYD qui progresse le plus par rapport à 2024, passant ainsi de 2 400 ventes en janvier 2024 à 24 000 en septembre 2025 (soit dix fois plus). MG est encore devant (ses ventes passent de 16 500 en janvier 2024 à 33 000 en septembre 2025) mais l’écart se réduit avec BYD.
 
Si l’on inclut Volvo, Lotus et Smart dans le total des marques chinoises (ces trois marques étant la propriété à moitié ou en totalité du groupe chinois Geely), la part de marché des marques chinoises en Europe atteint pour la première fois les 10% en septembre 2025, ce qui était totalement inimaginable il y a encore deux ou trois ans.
Les ventes de voitures chinoises représentent 5,3% du marché européen des VP sur 8 mois 2025, mais déjà 7,6% en septembre 2025
Sur un volume d’immatriculations de 8 682 021 voitures particulières enregistré en Europe 30 pays (UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) sur le cumul des 8 premiers mois de 2025 (en progression de 0,3% par rapport au cumul des 8 premiers mois de 2024), les marques chinoises représentent 462 935 unités soit 5,3% de l’ensemble du marché européen des VP (contre 3,2% sur les 8 premiers mois de 2024). Les ventes des marques traditionnellement européennes qui ont été rachetées par des constructeurs chinois - Volvo (2,4% de part du marché européen sur les 8 premiers mois de 2025), marque suédoise et filiale du groupe chinois Geely; Lotus et Smart -ne sont pas incluses dans ce total.
 
La progression des ventes des marques chinoises en Europe (toutes motorisations confondues)  est forte et irréversible depuis deux ou trois ans, alors que l’usine hongroise de BYD n’a pas encore sorti son premier modèle et que de nouvelles taxes européennes s’appliquent sur ces marques. Malgré ces nouvelles taxes, les voitures chinoises restent encore compétitives et donc se vendent bien.
 
A ce rythme, les voitures chinoises pourraient atteindre 7,5% du marché européen voire 10% assez rapidement, surtout après le démarrage de l’usine de BYD en Hongrie.
 
Les pays européens qui achètent le plus de voitures chinoises sont aujourd’hui le Royaume-Uni (notamment grâce au passé britannique de MG), l’Italie et l’Espagne qui devancent maintenant largement l’Allemagne et la France. La Pologne progresse très fort et dépasse désormais la Norvège. Mais c’est essentiellement grâce aux voitures chinoises à moteur thermique.
 
Les marques chinoises les plus vendues en Europe sont MG et BYD, qui devancent très largement leurs concurrentes, mais on assiste à une offre  chinoise de plus en plus importante car 40 marques chinoises sont aujourd’hui distribuées en Europe.
SAIC et FAW produisent de moins en moins de Volkswagen en Chine
Depuis 2020, les constructeurs chinois SAIC et FAW qui produisent les Volkswagen en Chine, ont dû stopper l’activité dans plusieurs usines dédiées à la fabrication de ces voitures, en raison de la baisse constante des ventes de Volkswagen sur le marché chinois qui sont passées de 4 millions de véhicules en 2019 à 2,6 millions d’unités en 2025.
 
Cette perte de 1,4 million de véhicules s’est traduite par l’arrêt de la production dans trois usines et une quatrième (Nanjing) prévue pour la fin de l’année 2025.  Ces quatre usines totalisent une capacité d’un million de véhicules. Certaines autres usines ont vu leur production réduite ou sont en cours de reconversion pour fabriquer des véhicules électriques.
 
Le groupe Volkswagen qui fut leader du marché chinois durant plusieurs décennies a donc confirmé de facto qu’il ne retrouverait jamais plus les volumes de ventes des années 2015-2019 en réduisant ses capacités à 3 millions de véhicules par an en Chine.
 
D’autant plus que cette initiative s’accompagne d’une transition stratégique du constructeur allemand vers le 100% électrique, même si Volkswagen devra faire des efforts très importants pour pouvoir lutter contre des constructeurs chinois déjà bien établis sur le marché de l’électrique comme BYD, Geely, Leapmotor, Nio, Xiaomi ou XPeng.
 
Malgré la reconversion de certains sites, Volkswagen conserve une empreinte industrielle importante en Chine, qui est son second marché mondial derrière l’Europe. Le groupe accélère la transformation de plusieurs usines vers la production de véhicules électriques, notamment les modèles de la gamme ID et les futurs véhicules conçus avec le chinois Xpeng.
Smart lancera la remplaçante de la Fortwo électrique en 2026
Ce n’était pas prévu au départ mais la marque Smart (propriété à 50% de Mercedes et à 50% de Geely) lancera bien une remplaçante de l’ancienne Fortwo électrique à l’automne 2026. En effet, les résultats commerciaux de la gamme actuelle (#1, #3, #5) ne répondant pas du tout aux attentes, ni en Chine ni en Europe, la direction du constructeur a décidé qu’il était judicieux de compléter cette gamme jugée trop chère et trop différente de la gamme ancienne par un petit modèle électrique de segment A, alors que l’ancienne Fortwo – aussi bien dans sa version thermique que sa version électrique – avait été produite en Europe à 2,2 millions d’unités entre 1998 et 2024.
 
Geely qui fabrique les Smart #1, #3, #5 électriques en Chine chercherait un site de production en Europe pour fabriquer cette future petite voiture électrique qui sera baptisée #2. En effet, le constructeur chinois est actuellement surtaxé à plus de 25% en Europe pour ses importations en provenance de Chine et fabriquer le modèle sur le sol européen permettrait d’éviter cette surtaxe. Cela est important car la Smart #2 sera principalement destinée au marché européen. Geely aurait déjà contacté notamment Renault pour pouvoir produire la Smart #2 dans l’une de ses usines en Espagne.
 
Autre information importante, la Mercedes Classe A qui sera abandonnée en 2028 aura bel et bien une remplaçante, mais il s’agira d’une Smart qui pourrait être baptisée Smart #4 ou #6. Celle-ci sera bien sûr 100% électrique comme toutes les Smart actuelles.
 
Cette future Smart prévue pour 2027 ou 2028 reprendra le style berline hatchback de la Classe A et tentera d’attirer les anciens propriétaires de Mercedes Classe A produite à 4,7 millions d’unités entre 1998 et 2024.
Audi envisage de construire une usine aux Etats-Unis
Suite à l'accord tarifaire entre l'Union européenne et les Etats-Unis, Audi est en train de revoir sa stratégie américaine. La marque allemande Premium envisage notamment la construction d'une usine d’assemblage aux Etats-Unis pour éviter les taxes de 15% infligées aux voitures européennes importées dans ce pays.
 
Actuellement, Audi ne dispose pas d’usine d’assemblage aux Etats-Unis mais dispose d’une usine d’assemblage au Mexique (à San Jose Chiapa) où est fabriqué depuis 2017 le SUV Audi Q5 (segment D) à 150 000 exemplaires par an en moyenne, dont le tiers est exporté vers les Etats-Unis. Cela représente environ 50 000 véhicules chaque année qui partent du Mexique vers les Etats-Unis sur un total de 200 000 véhicules de marque Audi vendus annuellement sur le marché US, les 150 000 autres véhicules étant importés depuis l’Europe.
 
Mais depuis 2024, les ventes d’Audi sont en baisse sensible sur ce marché : -14% en 2024 et -14% attendus en 2025. Cette baisse des ventes ne va pas s’arranger avec les nouvelles taxes imposées par l’administration Trump, par exemple 15% pour les voitures en provenance du Mexique et 15% pour les voitures en provenance de l’Europe.
 
C’est la raison pour laquelle Audi souhaite construire une usine d’assemblage aux Etats-Unis, si possible à côté de l’usine Volkswagen de Chattanooga (Tennessee). La marque aux anneaux table sur une capacité de 150 000 à 200 000 véhicules par an. La construction de l’usine prendrait deux ans. Cette usine permettrait d’éviter les taxes sur les voitures produites aujourd’hui en Europe et au Mexique.
 
Plateformes Inovev  >
Pas encore inscrit?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et des Conditions Générales d'utilisation (CGU) du site Inovev (www.inovev.com)
Ok