Nissan envisage de produire le Kicks à Sunderland
- Fabriqué depuis 2024 au Brésil et au Mexique à destination des marchés latino-américains, le SUV compact Nissan Kicks (segment B, Full-hybrid) sera lancé en Europe en 2027. La version commercialisée en Europe sera produite sur le site Nissan de Sunderland (Angleterre) qui est actuellement sous-utilisé (60% de ses capacités ont été utilisées en 2025, soit 274 905 véhicules produits par rapport à une capacité de 450 000 véhicules par an), malgré la présence de trois modèles sur les lignes d’assemblage (Qashqai, Juke, Leaf) et bientôt cinq (arrivée prévue en 2027 du nouveau Juke électrique et d’un modèle chinois de marque Jaecoo).
 
- Le Nissan Kicks arrivera en Europe au moment du lancement du nouveau Nissan Juke électrique qui sera donc produit sur le site de Sunderland. Il semble que le Nissan Kicks est appelé à remplacer progressivement le Nissan Juke à moteur thermique dont les origines remontent à 2019. Le nouveau Juke électrique ne sera pas disponible en version thermique.
 
- Le Nissan Kicks sera proposé en version Full-hybride e-Power (motorisation déjà introduite sur le Qashqai) qui rappelons-le est différent de la motorisation hybride de Renault (les roues sont entrainées par le moteur électrique chez Nissan alors que chez Renault les moteurs thermique ou électrique peuvent indifféremment entrainer les roues).
 
- Le Nissan Kicks (4,30 m) entrera en concurrence en Europe avec les Renault Captur (4,23 m), Peugeot 2008 (4,30 m), VW T-Cross (4,11 m), Hyundai Bayon (4,18 m), Kia Seltos (4,43 m). Pour rappel, le Nissan Juke actuel mesure 4,21 m.
 
- Inovev prévoit 45 000 ventes par an en Europe du nouveau Nissan Kicks.
Part de marché des BEV en Europe (31 pays) : 17 % en 2025 (7 mois) et 23 % en 2026 (8 mois)
 
Mercedes confirme la fermeture de son usine mexicaine d’Aguascalientes
- Mercedes a annoncé la fermeture de son usine d’assemblage mexicaine d’Aguascalientes où était produit le SUV GLB dont la production a été transférée en 2026 vers l’usine hongroise de Kecskemét. Cette usine qui était en fait une coentreprise Nissan–Mercedes créée en 2015 avec une participation de 50% pour chacun des deux constructeurs. Elle était destinée à produire les modèles compacts premium des deux marques.
 
- A l'origine, elle devait produire jusqu'à 230 000 véhicules par an. Or, le volume de production n’a jamais atteint ce volume de production. Les deux partenaires ont progressivement stoppé leurs modèles : Nissan a arrêté la production des Infiniti QX50 et QX55 à la fin de l’année 2025. Mercedes a annoncé que sa production s'arrêterait en mai 2026, avec le transfert de la production du nouveau GLB vers Kecskemét, en Hongrie. Donc, l’usine ayant appartenu à Mercedes et Nissan va fermer avant la fin de l’année 2026, après l’arrêt de production des modèles Mercedes et des modèles Nissan.
 
- Mais Nissan dispose encore d’une grande usine qu’il gère dans sa totalité, située également à Aguascalientes, à quelques encablures de l’usine Mercedes-Nissan. Nissan y produit ses modèles Versa et Kicks.
 
- Le bâtiment et les équipements de l’usine Mercedes-Nissan ne sont pas nécessairement voués à disparaître. En effet, plusieurs constructeurs ont manifesté leur intérêt pour reprendre l'usine, dont les Chinois BYD et Geely. L‘usine, avec sa capacité de production de 230 000 véhicules par an et ses infrastructures déjà en place, est considérée comme un actif industriel intéressant.
Le salon des véhicules commerciaux IAA de Hanovre de septembre 2026 était axé sur l'électrification
- L’édition 2026 du salon du véhicule utilitaire (IAA 2026) à Hanovre (Allemagne) met incontestablement l’accent sur l’électrification des modèles proposés sur le marché européen. Au premier semestre 2026, les véhicules utilitaires légers 100% électriques ont représenté 14% du marché européen des véhicules utilitaires légers (Europe 30 pays = UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège), contre 10% au premier semestre 2025. Le progrès est important puisque les ventes de modèles 100% électriques ont augmenté de 38% d’une année sur l’autre. Mais on est encore loin des scores réalisés dans ce domaine sur le marché européen des voitures particulières (23% au premier semestre 2026). L’objectif du salon IAA 2026 est de rapprocher le plus possible les parts de marché des VUL électriques des VP électriques en Europe.
 
- L’édition 2026 a été l’occasion de présenter en première mondiale ces nouveaux VUL électriques :
• le Renault Trafic E-Tech Flexvan 800V doté d’une batterie de 81 kWh autorisant une autonomie de 470 km.
• le Kia PV7 800V doté d’une batterie de 96 kWh autorisant une autonomie de 460 km.
• le Ford Transit City (dont on a déjà parlé) doté d’une batterie de 56 kWh autorisant une autonomie de 257 km.
• le VW ID Buzz Cargo  « Autonome niveau 4 » anticipe l’utilitaire de demain.
• le groupe Stellantis modifie ses VUL N1-1 électriques pour les rendre plus accessibles aux entreprises.
• les Chinois Farizon V7E et SV, Chery Delivan, Maxus V2L, V2B et V2G.
La future VW Golf sera lancée en 2030 et non plus en 2028
- Le lancement de la future VW Golf prévue pour 2028 sera décalé en 2030. Ce report résulte d’un changement de calendrier technologique et de la situation commerciale de Volkswagen. Le constructeur allemand estime que son offensive électrique sera déjà suffisamment étoffée en 2028 avec l’ID 3 Neo, l’ID Polo, l’ID Cross et l’ID Lupo. Autrement dit, une Golf électrique en 2028 ferait en partie doublon avec certains de ces modèles. D’autre part, la plateforme SSP (Scalable System Platform – Plateforme « software defined »,  fusionnant mécanique et software, le logiciel étant au cœur de la plateforme et non plus la mécanique ) a pris du retard. C’est probablement le facteur technique le plus important. La future Golf doit inaugurer une nouvelle génération technologique basée sur la SSP  conçue comme la plateforme électrique commune  de Volkswagen et de ses autres marques. Son calendrier a déjà été repoussé à plusieurs reprises. Initialement, la SSP devait arriver beaucoup plus tôt. Les énormes difficultés de Volkswagen dans le logiciel ont contaminé le calendrier. La SSP devait être associée à la nouvelle architecture logicielle E3 2.0, développée notamment par Cariad (filiale à 100 % du groupe VW, regroupant le développement des logiciels du groupe). Les retards de cette architecture ont contribué aux reports des modèles qui devaient en dépendre. Volkswagen a d'ailleurs dû conclure en 2024 un partenariat majeur avec Rivian pour accélérer le développement logiciel.
 
- Enfin, Volkswagen veut rentabiliser davantage ses plateformes actuelles. En attendant la SSP, Volkswagen a fait évoluer la plateforme MEB en MEB+ et continue d’en doter plusieurs nouveaux modèles. Repousser la Golf permet donc de prolonger la durée de vie commerciale et de rentabiliser les investissements déjà réalisés dans cette architecture.
 
- En résumé :retard de la SSP + problèmes logiciels + volonté de rentabiliser la MEB/MEB+ + gamme électrique déjà suffisamment fournie + nécessité de réduire les coûts et la complexité = décision de reporter le lancement de la Golf électrique en 2030 pour en faire une vitrine de la prochaine génération technologique de Volkswagen. La Golf électrique SSP sera produite à Wolfsburg.
 
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