Les exports Chine vers Europe ont dépassé les exports Europe vers Chine
Les exportations de voitures de Chine vers l’Union européenne ont dépassé les exportations des voitures européennes vers la Chine. Cette situation est vérifiable en valeur en 2025, car les exportations de voitures depuis l'UE vers la Chine ont chuté de 34% en 2025, à 16 milliards d'euros contre 24,2 milliards d‘euros en 2024, tandis que les exportations de voitures depuis la Chine vers l’UE ont progressé de 8% pour atteindre 22 milliards d’euros contre 20,4 milliards d’euros. L’UE enregistre donc un déficit de 6 milliards d’euros en 2025, alors qu’elle enregistrait un excédent de 3,8 milliards d’euros en 2024.
 
Mais en fait, en volume, c’est dès 2024 que les importations de voitures de Chine vers l’Union européenne ont dépassé les exportations des voitures européennes vers la Chine, puisque cette année-là, elles ont atteint 455 000 unités (contre 350 000 en 2023) alors que l’UE n’en exportait que 300 000 vers la Chine. En 2025, la Chine a exporté 620 000 voitures vers l’UE.
 
Cette distorsion entre valeur et volume tient au fait que les voitures exportées de Chine vers l’UE représentent moins en valeur que les voitures exportées de l’UE vers la Chine à volume égal, étant donné que les voitures chinoises exportées en Europe sont de moyenne gamme et de prix moyen alors que les voitures exportées de l’UE vers la Chine (souvent allemandes) sont de haut de gamme et de prix élevé (Mercedes, BMW, Audi, Porsche, Ferrari, Lamborghini, Maserati).
 
A noter que parmi les 620 000 voitures exportées de Chine vers l’UE en 2025, on compte 116 000 voitures de marques européennes ou américaines (contre 182 000 en 2024) et 504 000 voitures de marques chinoises (contre 273 000 en 2024). Le nombre de voitures européennes ou américaines exportées de Chine vers l’UE tend à diminuer.
Chery, BYD, SAIC et Geely restent les plus gros exportateurs automobiles chinois en 2025
Le volume de production de voitures particulières en Chine s’est établi à 30 269 903 unités en 2025, contre 27 476 886 en 2024, ce qui représente une hausse de 10,2%. Les livraisons mondiales ont atteint quant à elles 30 103 140 unités en 2025, contre 27 562 989 en 2024, ce qui représente une hausse de 9,2%. Il y a donc eu stockage de 166 763 unités en 2025 alors qu’il y avait déstockage de 86 103 unités en 2024, le solde final sur deux ans atteignant 80 660 unités supplémentaires en stock.
 
Les exportations à partir de la Chine ont représenté 6 037 959 unités en 2025 contre 4 955 134 en 2024, progressant ainsi de plus d’un million d’unités d’une année sur l’autre (+21,9%).
 
Les immatriculations locales ont donc représenté 24 065 181 unités en 2025 sans compter les importations, contre 22 607 855 en 2024, ce qui représente un hausse de 6,4%. Ce chiffre évoque précisément la tendance du marché chinois, les importations ne représentant plus aujourd’hui qu’une part infime des ventes totales en Chine. Les tensions commerciales et les politiques industrielles chinoises ont renforcé la production locale, réduisant progressivement les volumes importés. Cela signifie que la part des automobiles dans les importations totales a fortement diminué par rapport aux années précédentes.
 
Sur les 6 037 959 voitures exportées à partir de la Chine en 2025, quatre exportateurs chinois se détachent de leurs concurrents, il s’agit de Chery (1,3 million de voitures exportées en 2025), BYD (1 million d’unités exportées), SAIC (0,9 million d’unités exportées) et Geely (0,6 million d’unités exportées) ont représenté 3,8 millions d’unités exportées, soit les deux tiers des exportations chinoises.
Le marché européen des VUL a reculé de 8,9% en 2025
Après avoir progressé de 6,9% en 2024, le marché européen (30 pays : UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) des véhicules utilitaires légers (VUL) a plongé de 8,9% en 2025, tombant à 1 823 407 unités contre 2 002 023 en 2024 et 1 872 519 en 2023. La conjoncture économique incertaine accompagnée d’une faible croissance provoque un report des achats de véhicules utilitaires légers pour une partie des professionnels et des entreprises. Les incitations de la Commission européenne pour faire passer les flottes de VUL du diesel vers l’électrique peut freiner aussi certains achats.
 
On s’éloigne ainsi des chiffres atteints en 2018 et 2019 (qui dépassaient les deux millions de ventes annuelles) et plus encore des chiffres atteints en 2007, année qui détient le record de ventes de VUL en Europe (2 299 000 unités).
 
Les plus gros marchés pour cette catégorie de véhicules restent la France (358 299 unités; -5,6%), le Royaume-Uni (315 846 unités; -10,8%), l’Allemagne (265 801 unités; -5,4%), l’Italie (188 373 unités; -5,1%) et l’Espagne (185 559 unités; +11,7%) qui enregistrent des baisses sauf pour l’Espagne. La France et le Royaume-Uni sont toujours devant en raison d’une forte demande de petites berlines détaxées comptabilisées dans les véhicules utilitaires légers.
 
Par motorisations, le diesel reste encore largement dominant, mais son influence baisse année après année, puisqu’il représente 81% des ventes de VUL en 2025 (contre 85% en 2024). Les électriques représentent 12% des ventes de VUL en 2025 (contre 10% en 2024) mais les objectifs de la Commission européenne en recommandaient le double.
La production des constructeurs chinois a augmenté de 17% en 2025
 
Les ventes de véhicules thermiques ont atteint 63 millions d’unités dans le monde en 2025
Sur un total estimé de 87,7 millions de véhicules légers vendus dans le monde en 2025, on peut dénombrer 63 millions de véhicules à moteur thermique (ICE) ou micro-hybride (MHEV) et 24,7 millions de véhicules à motorisation alternative (NEV = BEV + PHEV + F-HEV).  Parmi ces 24,7 millions de véhicules à motorisation alternative, on compte 12,30 millions de BEV (véhicules 100% électriques), 6,86 millions de PHEV (véhicules hybrides rechargeables) et 5,43 millions de F-HEV (véhicules hybrides non rechargeables).
 
C’est en Chine que les ventes de véhicules thermiques ont le plus baissé ces dernières années, passant de 95% du marché en 2019 à 60% à la fin de l’année 2024 et 40% à la fin de l’année 2025. C’est le seul des quatre grands marchés mondiaux (Chine, USA, Europe, Japon) dont les véhicules légers vendus à la fin de l’année 2025 sont en majorité à motorisation alternative et cette situation semble anticiper celle qui devrait être observée en 2026.
 
L’Europe (30 pays = UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) est le second grand marché à se placer comme l’un des plus réceptifs au développement des ventes de véhicules légers à motorisation alternative, puisque ses ventes de véhicules thermiques sont passées de 90% en 2019 à 70% en 2024 et 65% en 2025. En fin d’année 2025, on a même frôlé les 55%.
 
Le Japon est moins réceptif, avec 65% de part de marché en thermique en 2025 contre 75% en 2019.
 
Les USA sont encore moins réceptifs, avec 80% de part de marché en thermique en 2025 contre 95% en 2019.
 
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