Le marché chinois des VP recule de 24,3% sur le premier semestre 2026
- Alors que les exportations d’automobiles chinoises ont augmenté de 72% au premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025, à 4 432 377 unités contre 2 577 054, le marché automobile chinois des voitures particulières reste en forte baisse sur le semestre (-24,3% par rapport au premier semestre 2025), à l’image de ce qu’il est depuis le début de cette année. Le mois de juin 2026 montre même une baisse de 26,4% , la plus forte baisse depuis le début de l’année. L’économie chinoise est toujours impactée par la guerre en Iran et par la saturation du marché automobile.
 
- Les exportations n’ont d’ailleurs pas complètement compensé la chute du marché chinois puisque le cumul « marché local + exports » laisse apparaître une baisse de 6% au premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025.
 
- Ce sont les marques étrangères (hormis Tesla) qui baissent le plus sur le marché chinois, leur part (incluant Tesla) se réduisant à 27,5% du marché au premier semestre 2026, contre 37,5% en 2025. On note par exemple -19% pour BMW, -21% pour Nissan, -31% des ventes pour le groupe Volkswagen, -33% pour Mercedes, -45% pour Honda…
 
- En volume, le groupe Volkswagen a perdu 383 000 ventes par rapport au semestre précédent. BYD en a perdu presqu’autant (336 000 ventes) mais reste leader du marché chinois alors que le groupe Volkswagen passe de la troisième à la cinquième place, devancé par BYD, Geely, Chery et SAIC.
 
- L’objectif du gouvernement chinois de terminer l’année à -11% reste difficilement atteignable.
MG élargit sa gamme vers le bas et vers le haut
- Sur les six premiers mois de 2026, MG est resté le constructeur chinois qui a vendu le plus de véhicules en Europe (30 pays : UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège), avec plus de 180 000 unités (contre 153 000 sur les six premiers mois de 2025). Sa gamme européenne est relativement large puisqu’elle se compose de deux berlines (MG3 hybride et MG4 électrique), cinq SUV (EHS hybride, S5 électrique, S6 électrique, S9 hybride, ZS hybride) et un cabriolet (Cyberster électrique).
 
- Néanmoins, MG entend toucher la clientèle la plus large possible et annonce quatre nouveaux modèles, dont deux vont compléter sa gamme vers le bas et deux vers le haut.
 
- 1/ Vers le bas : MG annonce pour 2027 une voiture 100% électrique de segment B (la MG 3 est hybride) concurrente des Renault 5 E-Tech et Volkswagen ID Polo, dotée d’un design très européen (genre Mini) et vendue entre 20 000 et 25 000 euros. La MG 4 Urban est le second modèle qui doit cibler la clientèle moins aisée, avec des tarifs très bas pour une voiture de segment C (25 000 euros).
 
- 2/ Vers le haut : la marque IM est à MG ce qu’est Lexus pour Toyota. MG annonce donc pour cet été la commercialisation des IM 5 et IM 6 électriques de haut de gamme (plateforme 800V, batterie de 100 kWh), concurrentes respectives des Tesla Model 3 et Tesla Model Y  à des tarifs voisins voire légèrement plus élevés, soit à partir de 54 000 euros pour la berline IM 5 (37 000 à 58 000 euros pour la Tesla Model 3) et de 57 000 euros pour le SUV IM 6 (41 000 à 63 000 euros pour la Tesla Model Y).
 
- Avec ces quatre modèles supplémentaires, MG entend garder sa position de leader chinois en Europe.
Honda propose une BEV de segment A en Europe
- Grillant la politesse au groupe Stellantis (futures E-cars prévues pour 2028), Honda choisit l’opportunité de commercialiser en Europe un dérivé de K-car 100% électrique à 22 000 euros environ, la Super N (dérivée de la Honda N-ONE japonaise). On a hâte de connaître la réaction du public européen.
 
- Au Japon, les K-cars connaissent un succès incontestable depuis de nombreuses années, puisque ces petites voitures représentent chaque année entre 35% et 40% du marché japonais des voitures particulières. Mais paradoxalement, les K-cars ont toujours été dotées de moteur thermique et jamais de moteur électrique. C’est seulement depuis le lancement de la Mitsubishi e-Miev en 2010 que certains constructeurs se sont peu à peu intéressés à la motorisation électrique sur les K-cars, comme Nissan avec la Sakura (2022) ou Honda avec la N-VAN (2024), mais sans grand succès. Même le chinois BYD vient de lancer une K-car électrique au Japon.
 
- Aujourd’hui, Honda lance en Europe la Super N dérivée de la K-car Honda N-ONE. Le constructeur pense qu’il y a un marché pour ce type de véhicule en Europe (étant donné l’insuccès des K-cars électriques au Japon, il est tout de même paradoxal que les japonais lancent une K-car électrique en Europe).
 
- La Honda Super N est un peu plus grande que la N-ONE puisqu’elle mesure 3,60 m de long (contre 3,40 m pour N-ONE), 1,57 m de large (contre 1,48 m pour la N-ONE). Elle est dotée d’un moteur électrique de 63 ch couplé à une batterie d’une capacité de 29,6 kWh autorisant une autonomie de 200 km environ selon le cycle WLTP. Le poids de la Super N ne dépasse pas 1 097 kg.
Ford envisage son futur Transit sur la base du Renault Master
- Ford envisage un partenariat avec Renault concernant le remplacement de son grand véhicule utilitaire léger de segment N1-3, le Transit, qui est produit depuis de longues années en Turquie et qui continuera à l’avenir à être produit en Turquie même doté d’une autre plateforme. Le futur Transit pourrait ainsi reprendre la plateforme du Renault Master renouvelé en 2024. En contrepartie, Renault pourrait reprendre à son compte le Transit Courier sous sa propre marque afin de remplacer l'Express Van abandonné il y a deux ans pour cause de non-conformité avec le règlement européen GSR2.
 
- Ce projet peut surprendre dans la mesure où le Ford Transit Custom (un peu plus compact que le Transit) lancé en 2023 a été conçu en interne et que Volkswagen avait demandé à Ford de pouvoir l’utiliser sous sa propre marque (devenant ainsi le Volkswagen Transporter T7 lancé en 2024). Mais Ford a besoin de faire des économies sur le lancement de ses futurs modèles, en raison de son influence en baisse sur le marché européen (Ford ne pèse plus que 3,2% sur le marché européen des voitures particulières en 2026, contre 6,4% en 2018, 8,4% en 2008 et 10,0% en 1998) et la mutualisation des coûts s’avère une solution intéressante.
 
- Ford multiplie les accords de partenariat depuis qu’il est devenu un acteur de second rang en Europe. Même si son influence est un peu plus grande dans le domaine des utilitaires (autour de 15% du marché), Ford a conclu un accord avec Volkswagen sut les Transit Connect (N1-2) et Transit Custom (N1-3), avec Renault sur les futures Fiesta et Puma 100% électriques, avec Geely sur le futur Ford Kuga et le partage de son usine de Valence, et donc aujourd’hui possiblement avec Renault sur le futur Ford Transit.
Santana a dévoilé son SUV dérivé d’un modèle BAIC
- Santana Motors est un constructeur espagnol indépendant de petites dimensions qui a fabriqué sous licence des véhicules tout-terrain d’autres marques depuis le milieu des années 50. C’est ainsi que Santana assembla des SUV Land Rover Defender de 1956 à 1983, puis des SUV Suzuki Samurai de 1985 à 2003, des SUV Suzuki Vitara de 2000 à 2005 et enfin des SUV Iveco Massif et Campagnola de 2006 à 2011. Santana fait faillite en 2011 et cesse toute production jusqu’en 2026.
 
- En 2025, un accord est signé entre Santana et un consortium chinois dont fait partie Dongfeng-Nissan , la coentreprise unissant le chinois Dongfeng et le japonais Nissan, en vue de fabriquer en SKD des pick-up dérivés des Dongfeng Z9 et Nissan Frontier produits en Chine, renommés Santana 400 pour l’occasion. Le modèle a déjà été présenté et devrait commencer à être assemblé en SKD sur le site de Linares à partir de l’automne 2026.
 
- Un autre accord a été signé dans la foulée, cette fois entre Santana et le constructeur chinois BAIC en vue de fabriquer en SKD des SUV dérivés de SUV de marque BAIC produits en Chine. Un premier modèle vient d’être présenté, sous le nom de Santana Cajal, qui est un dérivé du SUV BAIC BJ40 produit en Chine et dont quelques exemplaires ont été vendus en Europe.
 
- Quant au Santana Cajal, son assemblage en SKD devrait commencer sur le site de Linares à l’automne 2026. Il s’agit d’un SUV à l’ancienne, c’est-à-dire un pur 4x4 reprenant la philosophie des Toyota Land Cruiser, Land Rover Defender, Ineos Grenadier ou Ford Bronco. Le Cajal est motorisé par un diesel de 163 ch, un essence de 245 ch ou un hybride rechargeable, repris du modèle BAIC.
 
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