Les marques qui ont le plus progressé en Europe au 1er semestre 2025
 
Les marques qui ont le plus reculé en Europe au 1er semestre 2025
Dans un marché automobile européen (30 pays = UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) qui a baissé de 1% au premier semestre 2025 par rapport au premier semestre 2024, une quarantaine de marques ont vu leurs ventes reculer de plus de 1%, alors qu’une cinquantaine ont vu leurs ventes être stables ou progresser.
 
Parmi la quarantaine de marques qui ont vu leurs ventes reculer de plus de 1% au premier semestre 2025, il est intéressant de savoir quelles ont été les marques les plus touchées et quelles ont été les raisons de leur dégringolade. Lorsque l’on observe cette liste, on constate que les 13 marques en baisse ont pâti de l’insuccès de leurs modèles (Lancia, Smart, Mitsubishi, DS) ou de l’insuccès de leur stratégie (Jaguar, Tesla). Toyota manque de modèles 100% électrique, ce qui expliquerait la baisse de ses ventes en Europe au premier semestre, dans un contexte de forte hausse des ventes de BEV.
 
Si l’on se réfère au volume de ventes perdues au premier semestre 2025 par rapport au premier semestre 2024, on observe que sur la quarantaine de marques qui ont vu leurs ventes baisser, 13 marques ont perdu plus de 10 000 ventes d’une année sur l’autre.
 
C’est surtout Tesla (-55 000 ventes), Fiat (-44 000 ventes) et Toyota (-43 000 ventes) qui ont le plus perdu de ventes. Mais on remarque que le groupe Stellantis a beaucoup plus souffert que les autres, puisque les marques Fiat, Citroën, Opel, Lancia figurent parmi les marques ayant le plus perdu de ventes en 2025 et cumulent une perte de 120 000 ventes à elles quatre. C’est deux fois plus que les pertes de Tesla. Le cas de Toyota est plus étonnant, car ce constructeur était en pleine croissance depuis plusieurs années.
Les constructeurs de l’Europe de l’Ouest ont délocalisé le tiers de leur production en Europe de l’Est, au Maroc et en Turquie
L’industrie automobile européenne située en majeure partie au 20ème siècle dans l’Ouest du continent (France, Allemagne, Angleterre, Italie, Belgique, Pays-Bas) a décidé de délocaliser progressivement une partie de sa production vers des pays à plus faible coût de main d’œuvre, premièrement pour faire plus de profits et deuxièmement pour investir ces nouveaux marchés où le taux de motorisation était très faible. On a vu ainsi une partie de cette production automobile être délocalisée vers l’Espagne et le Portugal dans la seconde partie du 20ème siècle, puis après la chute de l’URSS en 1991, vers les pays de l’Est de l’Europe, ex-satellites de l’URSS, comme la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Roumanie et la Hongrie. Ces délocalisations ont surtout été favorisées après l’entrée de ces pays dans l’Union européenne au début des années 2000.
 
Cette production située dans l’Est de l’Europe a pris de plus en plus d’importance, passant de 2 millions de véhicules (VP+VUL) en 2005 à 4 millions en 2019 et 3,5 millions en 2024. Dans le même temps, la production dans l’Ouest de l’Europe passait de 16 millions de véhicules (VP+VUL) en 2005 à 13,5 millions en 2019 et 10,5 millions en 2024.
 
La Turquie et le Maroc se sont ajoutés comme de nouveaux sites de délocalisation de l’industrie automobile européenne. De 800 000 unités en 2005, la production de ces deux pays est passée à 1,75 million d’unités en 2024.
 
Au total, l’Europe de l’Ouest a donc délocalisé le tiers de sa production vers les pays de l’Est de l’Europe, vers la Turquie et vers le Maroc. En effet, en 2024, 5,25 millions de véhicules sont produits dans ces pays de délocalisation, comparés aux 10,5 millions de véhicules fabriqués dans l’Ouest de l’Europe.
Toyota prévoit de fabriquer des véhicules 100% électriques en Tchéquie à partir de 2028
Toyota, premier constructeur automobile mondial depuis 2020, n’a pas une position très forte dans le domaine de la motorisation 100% électrique, puisque ses ventes de modèles dotés de ce type de motorisation ne représentent aujourd’hui que 1,3% de l’ensemble de sa production. Ses modèles 100% électriques actuels sont peu nombreux puisque l’on compte seulement le SUV BZ4X et sa version plus luxueuse Lexus RZ, plus un SUV compact de marque Lexus (le UX) ainsi que des camionnettes d’origine Stellantis, le ProAce et le ProAce City livrables en moteur thermique mais aussi en 100% électrique.
 
A l’automne 2025, deux modèles vont s’ajouter à la gamme 100% électrique de Toyota : le SUV CHR+ produit en Turquie et le SUV Urban Cruiser produit en Inde (en collaboration avec Suzuki).
 
Mais Toyota, conscient du contexte réglementaire de plus en plus contraignant qui condamne les voitures thermiques à l’horizon 2035, veut accélérer son programme d’électrification avec un programme d’assemblage d’un nouveau SUV 100% électrique qui sera produit à partir de 2028 en Tchéquie, dans l’usine de Kolin, où est fabriquée actuellement l’Aygo X hybride et la Yaris hybride.
 
Le constructeur a pour objectif d’en produire 100 000 unités par an, dans une usine qui dispose d’une capacité de production de 300 000 véhicules par an, ce qui signifie que Toyota pense y produire 100 000 unités de ce modèle en plus des 100 000 Aygo X hybride et 100 000 Yaris hybride chaque année. A terme, cette usine ne devrait fabriquer que des véhicules 100% électriques.
Quel est le bilan du Salon de Munich 2025 ?

Le Salon de Munich 2025 a été un bon cru puisque les nouveautés y ont été nombreuses.

On pouvait discerner trois entités distinctes au sein de ce Salon.

 
1. Première entité : les trois grands constructeurs allemands (Volkswagen, BMW, Mercedes).
• Le groupe Volkswagen a fait un effort particulier en présentant les voitures 100% électriques de segment B : VW ID Polo (ex-ID2), VW ID Cross (ex-ID2X), Skoda Epiq, Cupra Raval. Ces quatre modèles pourraient booster le marché du 100% électrique en Europe qui n’atteint pas encore 18% du marché européen des voitures particulières.
• Porsche (filiale du groupe Volkswagen), BMW et Mercedes ont chacun dévoilé un SUV 100% électrique, le Porsche Cayenne EV, le BMW iX3 et le Mercedes GLC EV dont la particularité est d’être doté d’une carrosserie différente de celle des modèles thermiques équivalents, les Porsche Cayenne, BMW X3 et Mercedes GLC actuellement commercialisés sur le marché européen.
 
2. Seconde entité : un ensemble de marques chinoises représentatives.
Ainsi pouvait-on voir les Polestar 5, Deepal S05, Xpeng P7, GAC Aion, Leapmotor B05 et NIO Firefly.
 
3. Troisième entité : les constructeurs non allemands et non chinois comme le français Renault qui a dévoilé la nouvelle Clio VI commercialisée à partir du début 2026, le coréen Hyundai qui a dévoilé le concept-car de ce qui deviendra l’Ioniq 3 et le turc Togg présent pour la première fois à un Salon européen.
 
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