Mitsubishi cède son usine chinoise à GAC qui y produira les modèles de la marque Aion
Mitsubishi Motors (filiale du groupe Nissan) a cédé son usine chinoise qui était en coentreprise avec le constructeur chinois GAC (Guangzhou Automobile Group) après avoir stoppé sa production en Chine au mois de mars 2023, en raison de ventes trop faibles et déclinantes. Mitsubishi avait créé la coentreprise avec GAC en 2012, mais le constructeur japonais n’a jamais pu s’imposer sur le marché chinois. Mitsubishi n’avait vendu que 12 000 voitures en Chine en 2023 contre 144 000 en 2018. C’est le constructeur GAC qui a repris l’usine de Changsha (Hunan) dans sa totalité en raison de la forte demande des modèles de marque Aion, cette marque spécialisée dans la conception et la commercialisation de modèles 100% électriques appartenant au groupe GAC.
Sur le cumul des 8 premiers mois de 2023, la marque Aion a vendu 300 000 véhicules en Chine, ce qui augure d’un volume de ventes de 450 000 unités sur l’ensemble de l’année 2023. Avec l’apport de l’usine de Changsha, le groupe GAC pourra produire jusqu’à 600 000 voitures par an à partir de 2024, contre 400 000 unités aujourd’hui.
Le sort de Mitsubishi en Chine reflète les défis auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles japonais dans ce pays, où ils ont pris un retard considérable dans la transition rapide de l'industrie automobile du pays vers les véhicules 100% électriques, entraînant un déclin constant de leur part de marché.
- Avec la vente de sa part dans l’ex-coentreprise chinoise, Mitsubishi va investir 200 millions d’euros dans Ampère, la nouvelle société de Renault spécialisée dans les véhicules 100% électriques. Mitsubishi achètera des véhicules électriques développés et produits par Ampère et les vendra sous sa propre marque, ce qui lui permettra de limiter ses coûts de développement.
Les BEV représentent 16% du marché européen sur 9 mois 2023
Les ventes de voitures 100% électriques (BEV) progressent continuellement en Europe (UE + UK + Suisse + Norvège) depuis une dizaine d’années. Si l’on prend les trois dernières années comme référence, on observe que la part des BEV vendus en Europe est passée de 6% sur les 9 premiers mois de 2020 à 7% sur les 9 premiers mois de 2021, puis la croissance s’accélère avec 12% sur les 9 premiers mois de 2022 et 16% sur les 9 premiers mois de 2023 (23% en Chine).
Parallèlement, les voitures hybrides rechargeables (PHEV) ont progressé de 5% sur les 9 premiers mois de 2020 à 8% sur les 9 premiers mois de 2021 puis 9% sur les 9 premiers mois de 2022, mais on observe un reflux à 7% sur les 9 premiers mois de 2023.
Les hybrides non rechargeables (HEV) ont progressé de 4% sur les 9 premiers mois de 2020 à 6% sur les 9 premiers mois de 2021 puis 7% sur les 9 premiers mois de 2022 et 8% sur les 9 premiers mois de 2023.
Les mild-hybrides (MHEV) ont progressé de 9% sur les 9 premiers mois de 2020 à 16% sur les 9 premiers mois de 2021 puis 17% sur les 9 premiers mois de 2022 et 19% sur les 9 premiers mois de 2023.
Si l’on cumule ces quatre motorisations alternatives, on obtient juste 50% de part de marché en Europe sur les 9 premiers mois de 2023 contre 24% sur les 9 premiers mois de 2020, soit un doublement de la part de marché en quatre ans.
Les motorisations essence et diesel non hybridés représentent donc encore 50% du marché européen des VP mais le diesel ne représente plus que 13% du marché sur les 9 premiers mois de 2023 contre 27% sur les 9 premiers mois de 2020.
Le marché des véhicules particuliers en Algérie reste à un niveau très bas en 2023

Le marché automobile algérien est en souffrance depuis 2016, depuis l’arrêt des importations décidé par le gouvernement algérien pour favoriser la production locale de voiture.

Les ventes d’automobiles neuves sont passées de près de 450 000 unités en 2012 et en 2013 à 100 000 unités en 2016 et en 2017.
A
partir de ce moment, le marché algérien a été approvisionné en majorité par les usines locales qui assemblent des véhicules en CKD (Complete Knocked Down) ou SKD (Semi Knocked Down), comme celles de Renault-Dacia, de Hyundai-Kia ou de Volkswagen-Audi. L’objectif du gouvernement algérien était que les constructeurs automobiles implantent un maximum d’usines dans le pays pour approvisionner le marché automobile estimé à 400 000-450 000 unités par an, mais cet objectif n’a pas été atteint puisque rares sont les constructeurs qui ont décidé de s’implanter durablement en Algérie.

Du coup, les ventes d’automobiles neuves se sont effondrées dans la période 2015-2016 et sont tombées à 100 000 unités par an. La crise du Covid a fait de nouveau chuter les ventes d’automobiles neuves, cette fois en deçà des 35 000 unités par an. En 2022, elles n’ont pas dépassé 25 402 unités, contre 32 851 unités en 2021. En 2023, elles devraient remonter légèrement à 30 000 unités.

Par marques, Dacia reste leader du marché algérien en 2022 (avec 28% de part de marché) grâce à l’usine d’Oran qui produit les Logan et Sandero et aussi grâce à des prix très bas qui correspondent bien à la demande locale. Les marques coréennes Hyundai et Kia suivent avec 24% de part de marché cumulée. Le chinois Chery occupe 9% du marché devant Renault et Peugeot.

Le marché des véhicules particuliers au Maroc reste stable en 2023
Le marché automobile marocain a beaucoup progressé entre 2005 et 2017, passant de 60 000 voitures particulières à 180 000 (pic de ventes atteint en 2017), puis il a décliné à partir de 2017, tombant progressivement à 140 000 en 2023. Pour justifier cette baisse des ventes, les autorités marocaines parlent de la crise du Covid en 2020, puis d’une pénurie de semi-conducteurs et d’un dérèglement de la logistique mondiale en 2021, puis des conséquences du conflit russo-ukrainien en 2022 avec une forte augmentation du prix des matières premières et des hydrocarbures. En 2023, la demande locale s’est stabilisée à un niveau bas    (140 000 ventes contre 143 000 en 2022).
Par marques, on observe une consolidation de la part des constructeurs depuis plusieurs années, c’est-à-dire un classement des dix premières marques qui ne change pas véritablement, avec Dacia qui conserve sa position de leader (27% du marché en 2022) grâce à la production des Logan et Sandero à Tanger devant Renault (15%) qui conserve sa deuxième place, Hyundai (9%) troisième et Peugeot (8%) quatrième. Ces quatre marques représentent 59% du marché en 2022 contre 58% en 2021.
Les ventes de voitures à motorisations alternatives restent très faibles, avec 5 027 hybrides non rechargeables vendues en 2022 (contre 4 196 en 2021), 516 hybrides rechargeables (contre 421 en 2021) et 171 voitures 100% électriques (contre 267 en 2021), soit 5 714 au total (contre 4 884 en 2021), ce qui représente 4% du marché marocain. Le diesel représente encore la grande majorité des ventes de voitures thermiques (86% en 2022) mais il décline d’année en année (94% en 2018, 91% en 2020, 89% en 2021).
Le marché des véhicules particuliers en Turquie va sans doute battre son record en 2023
-Le marché des véhicules particuliers turc évolue souvent en dents de scie, mais on peut dire que le pic de ventes a été atteint en 2015-2016 avec un volume de 750 000 voitures particulières par an. Le marché turc s’est ensuite contracté pour tomber progressivement à 400 000 unités en 2019. Curieusement, la crise du Covid n’a pas affecté ce marché en 2020 qui est remonté à 600 000 unités. Le marché turc s’est ensuite stabilisé, perturbé comme les autres marchés par la pénurie des semi-conducteurs et le dérèglement de la logistique mondiale, puis par la hausse du prix des matières premières et des hydrocarbures.
-Autre objet d’étonnement, alors que l’on parle souvent d’une situation économique difficile en Turquie en 2023, le marché automobile contredit ce constat, car celui-ci est en forte hausse cette année, avec une réelle possibilité de se rapprocher des pics de ventes de 2015-2016, soit près de 750 000 ventes de voitures particulières sur l’ensemble de l’année.
-Par marques, les deux premiers leaders restent les mêmes depuis plusieurs décennies, à savoir Fiat (16% de part de marché en 2022) et Renault (15% de part de marché en 2022). Ces deux constructeurs sont d’ailleurs les deux plus gros producteurs d’automobiles particulières en Turquie. Derrière, on note la présence de Volkswagen (qui finalement ne construira pas d’usine en Turquie), de Hyundai (qui dispose lui d’une usine en Turquie) et de Toyota (qui dispose lui aussi d’une usine en Turquie).
-A noter que le marché des voitures 100% électriques (BEV) est en train de démarrer en Turquie, avec 4% de part de marché en 2023 (contre 1% en 2022 et 0,5% en 2021) et 5% pour l’ensemble des motorisations alternatives (HEV+PHEV+BEV).
 
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