Utilisation rate of European plants in 2020
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Taux d’utilisation des usines européennes en 2020,
- Au vu de l’année catastrophique en terme de production observée en Europe en 2020 (celle-ci ayant subi une chute de plus de 20% en raison des conséquences de la crise du coronavirus), il fallait s’attendre à une chute du taux d’utilisation des usines européennes. C’est effectivement le cas avec un taux d’utilisation moyen tombé à 62%, contre 82% en 2019, ce qui représente le chiffre le plus bas depuis plusieurs décennies. Même l’année 2009, qui fut le pire moment de la crise financière, a connu un taux supérieur à celui de 2020, de l’ordre de 67%. Ce taux était progressivement monté à 85% en 2017 pour redescendre à 83% en 2018 et 82% en 2019.
- L’analyse par pays, montre que ce sont principalement le Portugal et les pays de l’Europe de l’Est (Roumanie, Slovénie, Tchéquie, Hongrie) qui ont réussi à maintenir des taux d’utilisation élevés (supérieur ou égal à 80%). A l’opposé, la Grande Bretagne est le pays qui utilise le moins ses capacités théoriques, avec un taux d’utilisation de 49%. A noter que l’Allemagne et la France ont des taux assez proches, respectivement de 56% et 53%.
- Les constructeurs ayant le meilleur taux d’utilisation de leurs usines européennes en 2020, sont les groupes Geely (Volvo), Daimler, Volkswagen, Hyundai-Kia, BMW et Toyota. Les plus mauvais taux d’utilisation sont enregistrés par Suzuki, Tata Motors (Jaguar Land-Rover) et Honda.
- Les usines les plus productives ont été celles de Stuttgart (Porsche), Craiova (Ford), Mangualde (PSA), Palmela (Volkswagen), Vigo (PSA) et Kvasiny (Skoda). Les moins productives ont été celles de Mirafiori (FCA), Castle Bromwich (Jaguar), Rüsselsheim (PSA) et Poissy (PSA). En 2021, le groupe PSA va ajouter l’Astra et la DS4 sur le site de Rüsselsheim et la Mokka sur le site de Poissy, ce qui va relancer l’activité de ces deux usines.
- Il se pose néanmoins la question des surcapacités et du maintien de certaines usines automobiles en Europe, d’autant plus que la relance des marchés attendue en 2021 et 2022 ne permettra pas de retrouver rapidement les niveaux d’avant-crise. S’ajoute à cela la volonté affichée des constructeurs de se concentrer sur la production de véhicules électriques (plus chers) et de réduire leurs capacités (comme Renault l’a annoncé récemment) pour faire passer leurs profits avant les volumes de ventes. De fait, cela condamnerait une partie de l’appareil industriel automobile en Europe.
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Land Rover Discovery 5 completely missed its mark
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Le Land Rover Discovery 5 a complètement raté sa cible,
- Le Land Rover Discovery 5 lancé en 2016 est l’héritier d’une famille de Discovery qui connut un certain succès depuis la première génération du modèle lancée en 1989 et jusqu’en 2016. En théorie, le Discovery 5 devait faire le lien entre les Discovery Sport de segment D et les Range Rover/Range Rover Sport de segment E. En réalité, il n’a pas vraiment trouvé sa place dans la gamme du constructeur.
- Par rapport aux anciennes générations, le Discovery 5 s’est allongé de près de 15 cm, affichant une longueur impressionnante pour un SUV, de 4,97 m. Son volume imposant et sa masse (2,2 tonnes à 2,3 tonnes), alliés à des moteurs diesel dépourvus d’hybridation n’ont pas joué en sa faveur. Sans même parler de son prix (60 000 à 70 000 euros selon les versions), en nette augmentation par rapport aux modèles précédents.
- La clientèle n’a pas suivi et au final, le Discovery 5 n’a recueilli que 137 000 ventes entre 2016 et 2020 (34 000 par an), contre 312 000 Discovery 4 entre 2009 et 2017 (39 000 par an) et 266 000 Discovery 3 entre 2004 et 2009 (53 000 par an).
- Surtout, le Discovery 5 est déjà largement démodé, même comparé aux autres modèles de la marque, comme le Defender ou le Range Velar. Sa carrière risque donc d’être écourtée et se limiter à cinq ans, contre huit ans pour le Discovery 4.
- Le nouveau Defender semble avoir repris le créneau du Discovery 5, puisqu’il est positionné sur le même segment, et près de 40 000 exemplaires ont déjà été vendus en un an, alors que l’année 2020 a été très mauvaise en règle générale.
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Inovev forecasts 50,000 units per year of the new DS 4
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Inovev prévoit 50 000 unités par an de la nouvelle DS 4,
- Alors que la Citroën C4 Cactus a été remplacée fin 2020 par la nouvelle C4, qui est produite sur le même site de production (Villaverde en Espagne), le groupe Stellantis vient de dévoiler la nouvelle DS 4 qui succède à l’ancienne DS 4 stoppée fin 2018.
- Ce modèle de segment C positionné sur le marché « Premium » entend concurrencer les Audi A3, BMW Série 1 et Mercedes Classe A. Volvo a abandonné l’an dernier ce segment avec l’arrêt de sa berline V40. Lexus qui vient d’arrêter la production de la berline CT pour ne proposer que le SUV UX sur ce segment.
- Ce nouveau modèle basé sur la plateforme EMP2 (celle utilisée par les Peugeot 308 et 508) sera produit dans l’usine allemande de Rüsselsheim (ex-usine Opel), aux côtés de la nouvelle Opel Astra qui sera dévoilée dans quelques semaines, et qui reprendra la même plateforme et les mêmes motorisations.
- La nouvelle DS 4 qui s’inscrit dans le même segment C que le SUV DS 7 Crossback, sera équipée des mêmes moteurs essence 1,2 litre de 130 chet 1,6 litre de 180 ch. Un diesel 1,5 litre de 130 ch complètera la gamme (le 2 litres diesel étant réservé aux voitures du segment supérieur), ainsi qu’un 1,6 litre essence hybride rechargeable (PHEV) de 225 ch.
- Inovev prévoit 50 000 unités par an de la nouvelle DS 4, qui ne sera pas disponible dans une version 100% électrique, puisque la plateforme Stellantis conçue pour les voitures électriques de segments C/D entrera en production seulement en 2023.
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Inovev forecasts 300,000 units per year of the new Nissan Navara / Frontier
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Inovev prévoit 300 000 unités par an du nouveau Nissan Navara/Frontier,
- Le Nissan Frontier (Navara en Europe) est le pick-up de gamme moyenne du constructeur japonais, produit à la fois en Amérique du Nord (USA, Mexique), en Amérique du Sud (Brésil, Argentine), en Asie (Thaïlande), en Afrique (Afrique du Sud) et en Europe (Espagne), ce dernier pays devant stopper la fabrication de ce modèle au cours de l’année 2021.
- Le Nissan Frontier/Navara est donc un véhicule mondial, commercialisé sur tous les continents, et ce depuis plusieurs décennies. En 2020, il s’en est vendu près de 180 000 unités dans le monde, contre 320 000 en 2019 et 345 000 en 2018. Ce recul des ventes l’an dernier s’explique en partie par les conséquences de la crise du coronavirus, mais aussi par une concurrence accrue, notamment américaine. L’ancienneté du modèle demeure toutefois relative, puisque la dernière génération du Frontier/Navara (la cinquième) datait de 2016, alors que les précédentes avaient vécu entre huit et onze ans chacune.
- Nissan a toutefois jugé bon de remplacer ce modèle plus tôt que prévu, et il sera d’ailleurs le premier à ne plus être fabriqué en Europe. Le nouveau modèle ressemble beaucoup à un pick-up américain, avec des lignes plus carrées qu’auparavant et une calandre massive. Le nouveau Frontier/Navara est sensé relancer les ventes d’un modèle en net déclin en 2020.
- Nissan n’offre qu’un seul moteur à son pick-up de milieu de gamme, il s’agit d’un V6 de 3,8 litres développant 310 ch, qui se place au sommet de la catégorie concernant la puissance. Le nouveau SUV Nissan Pathfinder présenté en même temps est basé sur la même plateforme que le nouveau Frontier/Navara. Inovev prévoit 300 000 ventes par an du nouveau pick-up Nissan.
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Renault and Nissan's European N1-1 segment LUVs will be produced in Maubeuge
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Les VUL européens de segment N1-1 de Renault et Nissan seront produits à Maubeuge,
- La fermeture annoncée de l’usine Nissan de Barcelone (Espagne) va provoquer un transfert de véhicules utilitaires légers au sein de l’appareil industriel du groupe Renault-Nissan. En effet, depuis la disparition de la berline Nissan Pulsar en 2018, il n’y avait plus que deux familles de véhicules produits sur le site de Barcelone :
• les pick-up de moyenne gamme : Nissan Navara, Renault Alaskan et Mercedes Classe X.
• les camionnettes Nissan NV200 (segment N1-1), qui sont toutes désormais à motorisation 100% électrique.
- Or, les pick-up Renault et Mercedes ont vu leur production cesser sur ce site l’an dernier, en raison d’une demande trop faible. Il s’est vendu 1 800 Mercedes Classe X en 2020 et moins d’une centaine de Renault Alaskan. La production du pick-up Renault se poursuit néanmoins en Argentine. Quant au Nissan Navara, il s’en est vendu 7 800 en Europe l’an dernier, mais sa production sera transférée en Thaïlande, au moment du remplacement du modèle qui devrait être effective dès l’été prochain.
- La camionnette NV200 s’est vendue de son côté à 7 500 exemplaires en Europe l’an dernier, et le constructeur ne souhaite pas la supprimer de son catalogue. Ce modèle aura un remplaçant qui ne sera pas le Kangoo (il existe déjà une version Nissan du Kangoo qui se nomme NV250). Ce remplaçant sera fabriqué dans l’usine de Maubeuge, aux côtés des Renault Kangoo, Nissan NV250 et Mercedes Classe T (dérivé Mercedes du Kangoo). Le Nissan NV300 (segment N1-2) continuera à être produit sur le site de Sandouville aux côtés du Renault Trafic et le NV400 (segment N1-3) sur le site de Batilly, aux côtés du Renault Master.
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